28.01.2012

Les petits envois de Dom Dom


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Dom Dom se promène et collecte de ci de là les infos pleines d'hélices. Je vous invite à cliquer sur une phrase ou l'autre.

 

 

 



Le littoral sera-t-il un jour tapissé d'éoliennes du nord au sud ?

 

Vestas chute

 

Et la foudre sur les éoliennes?

 

Et si on attendait?

 

Quelle expérience en Allemagne?

 

Un livre sur le bruit de ces éoliennes dites silencieuses

 

L'avenir est-il sous la terre? (Pauvres taupes!)

 

Morceaux choisis de la revue de presse éolienne du mois de janvier 2012 (distribuée chaque jour):

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Chili : La baleine bleue, future victime des éoliennes?

Les vingt banques qui nuisent au climat en finançant le charbon

Produire dans le meilleur des cas 4% de notre énergie avec des éoliennes pour de doute manière arriver à ça... au passage on aura détruit des régions entières et transformé des zones rurales en banlieues industrialisées.

Lorsque le vent souffle l'éolienne souffre...

Quand la Chine achètera la Suisse...

Eolien industriel: Un cheval de Troie dans le camp des écologiste:le coup de grâce à la nature.doc

 

 

 

 

 


 

 

26.01.2012

Ta maison tu vendras!

Ne me dites pas que vous vendrez aussi facilement une maison ici:

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Qu'une maison là:

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Il faut vraiment prendre les gens pour des cons pour affirmer qu'il n'y a pas de dévalorisation de nos maisons!

 

Il est évident que les maisons que nous vendons aujourd'hui à Saint-Brais ou au Peuchapatte ne sont plus les mêmes qu'avant l'arrivée des éoliennes. Ne parlons même pas des petites maisons dans la prairie du Mont-Crosin, qui aujourd'hui se retrouvent en zone industrielle! On ne demande pas la lune. On demande simplement la reconnaissance des dommages que nous subissons, aussi bien du point de vue de notre qualité de vie que de la dévalorisation de notre patrimoine.

Mettez des parcs éolien ici

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Ou lànature2.jpg, et osez affirmer que ces maisons garderont la même valeur sur le marché! C'est d'une grossièreté déconcertante d'affirmer des choses pareilles. Et bien en Suisse, dans les séances de promoteurs, ils le disent. Pas de dévalorisation connues dans l'immobilier. Ils disent connues, parce que évidemment en Suisse il y a deux ans de recul! En France des courageux recourants ont gagné la reconnaissance de cet dévalorisation.

Non seulement ces maisons auront perdu leur valeur, mais en plus avec ce nouvel environnement industriel, c'est toute une région qui aura ouvert ses portes à la dégradation de la nature. Laissez les vêtements dans la cabine du grand magasin où vous les avez essayé, et regardez comment se comportent les clientes suivantes.... Après 10 clientes je vous défie d'entrer dans la cabine! Et bien c'est pareil pour la nature, après 400m3 de béton par ci, 400m3 de béton par là, sans même parler du reste,  plus rien n'arrêtera la destruction et l'avancée industrielle.

 

24.01.2012

Que de mensonges ou que d'ignorance?

Jambe-de-bois.jpgLes autorités de Saint-Brais ont déclaré dans la presse régionale que les vents faibles  étaient la cause de leur soucis de trésorerie. Bon. Ils ont même ajouté que lorsque les éoliennes tourneront mieux, les finances seront saines. Bon. Voyons donc la différence de production entre 2010 et 2011 des éoliennes de Saint-Brais ici

Ainsi donc, en 2010 elles ont produit 6'125'712 kWh et en 2011 6'124'000 kWh. Il nous a donc manqué 1'712 kWh pour être dans les chiffres noirs? Mais quelle rigolade!

Les autorités déplorent la mauvaise année 2011 alors que ADEV claironne à toute la population une formidable année de rendement dans un courrier de fin d'année. Les compagnies concurrentes de ADEV disqualifient publiquement le parc de Saint-Brais alors que le Conseil et ADEV le présente comme une grande réussite en production d'électricité et en acceptation sociale! Chacun se focalise sur ce parc pour éviter de parler du Peuchapatte, lamentable échec aussi, et du Mont-Crosin qui, comme nous l'apprend le rapport de la FRI, ne se porte pas si bien que cela vu que pas mal de riverains souffrent des nuisances.Mais ce rapport est vite oublié. Le Mont Crosin? Une réussite auto-proclamée!

On parle d'une région, d'avenir, du quotidien de dizaines de personnes, et tout le monde y va de sa petite interprétation des faits sans tenir compte une seconde de la réalité!  Il faut mentir, enjoliver, écraser, mais surtout ne pas réfléchir sur les bases existantes!

Et le maire de Saint-Brais écrit dans la presse vaudoise une lettre de soutien aux promoteurs. En fait il s'agit d'une publicité! Il a donc fallut payer pour la publier. Il est vraiment gentil avec les promoteurs Frédy.

Il est incapable de promouvoir sa commune autrement qu'avec des éoliennes qui, cela dit en passant,  ne la sortent même pas des chiffres rouges, se positionne contre la fusion des communes. Pour quels motifs? Parce qu'il s'est brouillé avec deux personnes qui elles sont pour! Pour des raisons personnelles! Voilà ce qu'il a déclaré à l'assemblée communale! Il semble que la seule chose qui pourrait encore sauver la commune de la tutelle serait la fusion. Mais ce monsieur se positionne contre pour des raisons de personnes!? Et l'assemblée communale ne réagit pas. Accepte son sort entre des mains pareilles? Mais réveillons-nous, prenons les choses en mains et montrons la sortie à ces gens avant qu'ils n'aient irrémédiablement coulé le navire! Chacun pense ce qu'il veut de la commune unique, mais un maire se doit de penser en termes de communauté et non en termes personnels. Si c'est également à titre personnel qu'il développe l' éolien sur le territoire on comprend mieux son incapacité à entendre les critiques de ceux qui n'en veulent pas.

 

 

22.01.2012

Des retombées formidables pour le village qu'ils disaient...

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Le petit village de Saint-Brais croule sous la bienveillance de ses deux grande dames blanches qui agitent leurs pales dans un ciel que plus rien ne destine à être serein... Les assemblées communales y sont de véritables rings. Le Conseil communal traite d'imbécile tout ce qui ne file pas raide comme le menton de son maire, les ayants droits votent des projets en assemblée même si personne ne peut leur dire exactement les coûts qu'ils engendreront, tout plutôt que de "faire des histoires" et si par hasard c'est un anti-éolien qui souhaite des éclaircissements il se fait vertement tancer par un président d'assemblée au bord de la crise de nerf. Un conseiller communal balance ses petites vacheries à ceux qui ont le tord de ne pas partager son idéal de vie, que personne ne connaît d'ailleurs.

Il faut dire qu'ils sont de mauvaise humeur. Les chiffres sont rouges foncés. La faute à qui? Aux mauvais payeurs d'impôt qui en prennent pour leur grade à chaque assemblée. Oui mais à qui encore? Au décès du plus gros contribuable du village. Le plus grand aussi: Saint-Brais a surtout perdu un grand homme. Parti avant de mourir d'ailleurs. Et à qui encore? Ah? Les éoliennes? Ho? Les vents 2011 furent faibles et les retombées financières aussi... Pauvre petite commune. Je comprends mieux la mauvaise humeur de ses autorités. Il y a deux ans tout souriait au village grâce à ces deux bouées de sauvetage que nous envoyaient la généreuse société ADEV. Le tourisme devait se décupler, les finances du village se multiplier et la population se prélasser sous des pales généreuses et bienfaitrices de l'humanité. Il y a eu du mouvement, certes. Les locataires des appartements au village, nés ici, ont construit leurs villas dans le quartier résidentiel. Un agriculteur a racheté la maison voisine à vendre depuis plusieurs années, pour profiter des terres qui vont avec. Un zurichois a acheté la maison sous les éoliennes, qu'il n'habitera sans doute pas. Plusieurs personnes ont quitté la commune, d'autres attendent de le faire parce qu'elles ne supportent plus la médiocrité ambiante. Le restaurant et l'usine sont toujours à vendre, le bureau de poste est maintenant fermé, quelques emplois sur place, précieux, ont disparu.

A l'entrée du village il reste une maison splendide à vendre. Elle pourrait loger un "gros contribuable". Mais elle peine à trouver preneur. Remarquez je comprends. Autrefois la particularité du lieu en faisait une destination intéressante: Une route certes, mais autour des étendues sauvages, peu courues par le tourisme express. Les acheteurs avaient la garantie de couler ici des jours heureux dans un décors exceptionnel. Il y avait quelque chose de solide à Saint-Brais, d'immuable, de rude même, qui plaisait. En deux ans tout a basculé. Le maire peut bien chanter sur tous les toits que tout va bien, ce n'est pas vrai: Tout le monde essaie de bien aller. Mais rien ne va plus. Un deuxième parc éolien tuera ce qu'il reste d'un passé moribond. La mutation de Saint-Brais est-elle une réussite? De village de caractère il passe à village de banlieu. Alors si développer une région c'est la brader de cette façon, les Franches-Montagnes n'en ont plus pour longtemps. Beaucoup s'en inquiètent, d'autres n'y voient rien.

 

PS. A Saint-Brais le m2 du terrain à bâtir coûte fr5.--  pour les 700 premiers mètres... Alors si l'on pose la question au maire sur la dévaluation des maisons il ne peut guère envisager pire....

 

20.01.2012

Est-on un homme si l'on ignore sa faute?

Cette question, première d'un très beau poème de Karl Ferdinand Meyer, poète suisse, ami de Rosa Luxemburg, je vous la pose Monsieur B. Vous avez comme nous succombé aux promesses de l'énergie renouvelable. Vous avez comme beaucoup succombé aux arguments des promoteurs qui se traduisent dans votre cas par un petit pécule déposé chaque année sur votre compte en banque. Jolie affaire avez-vous dû penser au moment de signer, j'oeuvre pour la planète et je gagne de l'argent en même temps qu'une conscience écologique. Hélas rien ne se passe comme vous l'aviez imaginé. Le Peuchapatte n'est plus que le fantôme de son passé.

Qui vous parle encore? Qui vous témoigne encore de l'admiration pour votre geste pour l'humanité? Comme ici, à Saint-Brais, c-est-dur-de-se-lever.pngl'ambiance est morne chez vous. Les voisins vous appellent au secours lorsque trop de nuits se passent sans sommeil, trop de jours au son des pales. Vous vous plaignez alors de votre nouvelle vie: les lettres anonymes, les actes de vandalisme sur vos biens, tous ces amis qui ne vous saluent plus, ces journaux qui vous critiquent. Vous leur dites regretter amèrement le sort que ces machines réservent à tout-un-chacun autour du Peuchapatte et le calvaire qu'est devenu votre quotidien et vos nuits. Mais vous refusez de témoigner publiquement de la mauvaise farce que vous ont faite les voleurs de vent. Votre douleur n'efface pas votre faute parce que vous refusez de la reconnaître et d'aider d'autres à ne plus avoir à endurer les conséquences de tous ces mensonges. Vous regardez partir en vrille ces Franches-Montagnes que vous disiez aimer tant. Vous acceptez de courber l'échine en prétextant encore des arguments qui ne veulent plus rien dire, comme la sortie du nucléaire. Qui aujourd'hui, un tant soit peu informé, peut encore prétendre ignorer que les éoliennes industrielles tueront bien plus sûrement des régions entières qu'elles ne nous sortirons du nucléaire? Qui peut encore user de cet argument pour tromper, détruire, envenimer les relations sociales de nos campagnes? Pas vous, j'en suis sûre. Vous ne pouvez pas subir toute cette haine sans chercher à la comprendre. Vous savez l'inutilité de ce massacre des Frances-Montagnes, de la mort de votre village, de la haine que certains vous portent. Alors pourquoi vous enfoncer dans ce mensonge, dans ce faux réconfort? Pourquoi ne vous relevez-vous pas, ne retrouvez-vous pas votre dignité en vous indignant justement et en accusant publiquement les vrais responsables? Ceux qui ont fait le vide autour de vous? Combien d'années allez-vous encore vivre en encaissant l'hostilité de vos amis pour défendre des multinationales qui n'en ont rien à faire de vous et du tsunami qu'elles ont déposé au coeur de votre vie?

Karl Ferdinand Meyer termine son poème avec ces mots:

"Je regrette d'avoir eu peur des hommes, je regrette ce jour passé sans coup porté et cette heure où j'ai baissé les armes, je regrette, le confesse et je fait repentance de n'avoir pas eu plus d'audace..."

Nous aimerions tellement Monsieur B. retrouver votre audace, retrouver votre courage et votre détermination non plus à sauver la planète à coup de béton et de milliards perdus pour les collectivités, mais bel et bien en prenant la défense de ceux à qui vous avez volé les nuits et les jours, les rêves et l'âme de leur pays. On peut encore sauver les Franches contre la cupidité et la bêtise et vous avez un véritable rôle à jouer. Vous pouvez vous plaindre indéfiniment de votre sort, vous pouvez aussi le refuser et le dire. Pensez-vous trouver votre salut en ripaillant avec dautres opposants, ceux de la commune unique cette fois? Mais le 25 mars, il faudra reprendre la vie et vos compagnons de lutte des dernières semaines n'auront sans doute pas eu le temps de panser vos plaies d'exclu.

A Saint-Brais, les gens n'ont pas l'amour des Franches aussi bien ancré que vos voisins, ils sont presque démunis devant leur sort de précuseurs et l'acceptent avec hargne et remontrances. Je vous raconterai l'ambiance des assemblées communales, les tensions qui bondissent pour un oui et pour un non, les mensonges qu'ils racontent pour vendre leur maison, les comptes qu'ils acceptent pour ne pas avoir à se heurter encore. Dans un autre post. D'une manière ou d'une autre, nos deux communes sont divisées et tristes. Vous avez un rôle à jouer pour que cela ne se reproduise plus ailleurs.

"Je regrette d'avoir si tard connu ma route, je regrette ce coeur qui n'a pas su brûler, je regrette dans mes combats de n'avoir pas porté des coups plus durs et plus audacieux" Karl Ferdinand Meyer

18.01.2012

Ils sont tombés...

Bravo aux employés de Novartis qui ont su en étant unis, solidaires et déterminés sauver leur emploi, leur région, leur dignité. Depuis quelques temps je lis avec plaisir les victoires de causes qui, il n'y a pas si longtemps étaient données perdantes. Je pense bien entendu aux indignés arabes qui ont affronté les pires dangers pour anéantir leurs bourreaux que rien ne semblait pouvoir atteindre.

Je considère que la lutte contre les éoliennes relève de ce type de combat de David contre Goliath. Je vous entends déjà me rétorquer que nous n'avons pas à craindre la violence. Mais est-elle si loin? Je la ressens tellement autour du vent.  D'ailleurs dans les pays où elle n'est pas punie, la violence des multinationales est réelle. Voir ce qui arrive à nos compagnons Mexicains en prise avec les promoteurs éoliens.

Si la lutte est loin d'être gagnée, si le calme sur mon village ne reviendra sans doute pas pour ma génération, si les coups sont parfois durs, bêtes et méchants, je dois tout-de-même avouer une certaine satisfaction devant l'attitude de ceux qui rêvent de ferrailler les Crêtes: Dans leur discours des débuts les nuisances n'existaient pas, maintenant ils concèdent le bruit et le case dans des normes. Quant aux effets sur la santé des riverains,  d'inexistantes ils sont devenus non prouvés scientifiquement. Goûtez la nuance. Après le Peuchapatte, les projets sont bloqués dans le Jura et ils peinent à se faire soutenir ailleurs. Il faut dire que deux fois les mêmes erreurs rendent la pilule plus amère et moins facile à faire avaler.

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Dans les discours publics on évite soigneusement le mot éolienne autrefois brandi comme le couperet sur l'égoïsme des gens de la campagne. Le photovoltaique redonne une virginité aux politiciens poussés verts un peu tôt sous le vent des pales. Soleil par ci, soleil par là et un peu de vent discrètement entre nous. Plus question d'annoncer les projets en grandes pompes  comme il y a deux ans, avec des airs de producteurs aux dents longues exhibant la starlette qu'ils destinent au public ébahi. Non. Ils la jouent tellement discrète qu'elle en devient secrète. Par contre elle est toujours aussi floue leur attitude. Ils convoquent deux jours avant des assemblées d'information et présentent des projets sans pouvoir dire combien, quelle auteur, quelle distance, quelle puissance. Et ils avancent, communes après communes, avec "une seule machine vous savez. Plus grande et plus puissante pour ne pas vous embêter avec deux petites". Discours de Pleigne il y a quelques jours...

A Saint-Brais il devait y avoir 4 petites machines. Et puis ils en ont mis deux grandes à la place. Plus puissantes et pour moins nous embêter? Mais là aussi ils ont oublié de nous parler du second projet, avec 6 machines, peut-être plus, peut-être moins. Ils ne savent pas encore. Sauf que tout est prêt. Mais prêt pour quoi puisqu'ils ne savent pas? Quelle connerie.

Toutes ces pièces uniques devenant un gigantesque chemin de croix sur les crêtes et sur nos vies. Construit ainsi, pas à pas.

Le pire des tortionnaire a fini lamentablement devant des caméras de télévision soudain avide de ce sang. Son vent à malheureusement tourné. Et moi je crois vraiment que pour l'industrie éolienne tout ne va plus très bien et il faudra beaucoup de manipulation et de mensonges pour poursuivre ce chemin de croix. Et là, je ne suis pas sûre que les jurassiens et les autres seront aussi dociles que les répondeurs téléphoniques de Saint-Brais. (Voir ici l'article pauvre d'un malin qui pense que la souffrance d'une minorité peut servir sa cause à lui, son rêve à lui, sa vision à lui de l'avenir d'une région).

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image. gaetanpelletier.wordpress.com

 

17.01.2012

Un nouveau lien vers un blog

 

 

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Un blog pour sourire et réfléchir entre deux:

http://www.bickel.fr/

16.01.2012

Les experts: Switzerland

 

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Excellente nouvelle: Les experts arrivent en Suisse pour accoucher de la révolution énergétique. En charge du casting: Les partis politiques. À la production: Les entreprises d'électricité.

Pour élucider le formidable défi de la sortie du nucléaire il a fallu trouver les acteurs aptes à "crever l'écran" et conquérir un public qui, en majorité, entendra parler de ce problème et de ses solutions pour la première fois, où presque...

Dans le rôle de l'expert rose: Roger Nordmann. Voir ici pour ses références professionnelles.

Dans le rôle de l'assistante verte et libérée (ex-vierge perdante): Miss SIG. Pour ses références diverses et imprévues voir également ici

Nous ne connaissions pas jusqu'à jeudi dernier celui qui allait défendre les intérêts des victimes en matière d'immobilier. Pour vous situer le rôle: La construction de machines industrielles d'une hauteur variant entre 125 et 200m, éléments clés de la révolution énergétique made in fric, est source d'ennuis conséquents pour les riverains. Au-delà du fait que les derniers espaces naturels de la planète sont pris d'assaut par l'industrie sans aucun discernement, sans complexe et sans que le QG ne se préoccupe de la chose, nous assistons impuissants à la détérioration des conditions de vie de la population. Une question épineuse reste sans réponse en Suisse (entre beaucoup d'autres!): La question de la dépréciation des biens immobiliers. Personne ne voulait accepter la responsabilité de ce rôle délicat, qui demande des compétences juridiques, un certains charisme et une connaissance approfondie du sujet sur la scène mondiale, puisque l'expérience nous vient de l'étranger dans ce domaine, la Suisse n'en étant qu'au balbutiement de sa conversion. Il fallait donc trouver la perle rare, celle qui avait un vécu ici, qui avait les compétences intellectuelles requises pour répondre aux nombreux inquiets, et surtout, les rassurer.

Jeudi donc, les grands penseurs de notre avenir énergétique ont désigné cet expert crucial dans ce dossier: Il s'agit de Monsieur le maire de Saint-Brais. Carrossier de son état. Désigné volontaire pour sa première mission,  il a assuré que le village de Saint-Brais ne connaissait pas de crise immobilière. Voilà. Bien. Heu??? C'est tout? Oui. Ce sera la seule réponse que les habitants de Sainte-Croix auront reçue aux questions pertinentes qu'ils posaient.

Mais qui jouera le rôle de la police des polices? Le WWF, qui a lâché les oiseaux? Le Conseil Fédéral, qui a signé la convention européenne du paysage? Les médecins cantonaux suisses qui brillent par leur absence? Swissgrid qui arrose les copains? Greenpeace qui est tombée dans le jeu des pales?  Le suspens demeure. Si vous avez une petite idée de ce qui se passe dans les coulisses de la distribution, n'hésitez pas à laisser un commentaire ici...

En attendant voici de quoi méditer pour nos "experts": Annulation de la vente d'une maison parce que l'ancien propriétaire avait "oublié" de parler d'un projet éolien dans les environs, lire l'article ici:  _vente_annulée_en_Maine_...pdf

Mais encore: Le juge ordonne le démantèlement de 4 éoliennes dans l'Aude voir ici: Perte immobilier.pdf

Les épisodes suisses des experts promettent de belles et longues soirées d'hiver, au son des pales... Pour autant qu'il y ait de l'électricité pour les faire tourner. Parce que à Saint-Brais,  laboratoire officiel de la série, les éoliennes sont tombées en panne à chaque coupure de courant, à chaque tempête. L'une ne tourne plus depuis près de 10 jours après le dernier orage.

Une info tombe à l'instant, une partie du laboratoire de la série  est privée de connexion internet et de télépnone depuis 10 jours aussi... Des détails ici

Ne manquez pas de suivre les épisodes de la destruction des espaces naturels, avec dans les rôles principaux une extraordinaire palette de comédiens.

 

 

 

14.01.2012

La violence à portée de pales

Deux soirées à Sainte-Croix. La première, mardi. Une salle détendue et décomplexée. Des mots qui sonnent vrais. Pas de "costumes cravattes". Seulement des gens venus s'informer et d'autres venus témoigner qui n'ont rien à vendre: Ils se sont retrouvés un jour confrontés à une réalité qu'ils n'avaient pas imaginée. La salle les a entendu, les a compris. Peut-être parce que la terre qu'ils défendent a la même saveur et la même odeur: Celle de la vie.

Une seconde soirée, jeudi. Une salle tendue. Des mises au point et des directives autoritaires dès les premiers instants. Des tenues sombres, une méfiance et une haine contenues. Devant la crainte de ceux qui se sentent menacés pour les vingt années à venir, des réponses vagues, des menaces, des chiffres, de la négligence. Des gens qui se moquent de ceux qui entendent mal (un malentendant), qui invectivent ceux qui ne sont pas dans la normes (un jeune à peine indiscipliné) des gens qui enquêtent pour minimiser l'impact des témoignages qui ont ému le public mardi, comme si le mieux des autres devait écarter le mal des uns... Dans cette salle là pourtant il y a la presse, la télévision, les conseillers d'état, le conseiller national, les maires. Toute cette smala qui joue sa crédibilité, son élection, son job. Ils se fichent royalement des craintes de ceux qui venaient leur demander des éclaircissements sur une politique énergétique sélective (avec des sacrifiés) et sans queue ni tête (un paquet de mesure d'économies refusé aux états...). Ils n'ont obtenu aucune réponse.

Sainte Croix va choisir son avenir avec ou sans éolienne le 5 février prochain. Mardi les opposés à une vie de sacrifiés avaient organisé la soirée d'informations avec une conférence de M. Philippe Roch et des témoignages de riverains affectés par des éoliennes dans les Franches-Montagnes, beaucoup de monde mais pas de tension. Une assemblée positive avec des réponses à la sortie.

Jeudi une soirée d'information organisée par Romande Energie pour promouvoir ses 6 éoliennes au-dessus de la ville. Heu... Organisée par la commune en fait, mais occupée par la Romande Energie. Des gens faux et sans écoute, présentant des chiffres et des images sans lien avec la réalité de ceux qui s'interrogeaient sur leur avenir.

Le lendemain, le journaliste du Temps relève ceci sur la soirée de jeudi: "La présence des militants venus d’ailleurs donne peut-être un volume artificiel à l’opposition". ??  Sur près de 300 personnes, il y avait 5 jurassiens, deux ont pris la parole... Une fois de plus on tente de minimiser l'opposition réelle. Dans quel but? Qui a intérêt à ne pas entendre les arguments  de ceux qui ne veulent pas voir développer une technologie qui ne répond pas à ce que l'on attend d'une révolution énergétique?

 

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Dans ces soirées de promoteurs complètement artificielles je ressens un mauvais sentiment. Je pense à ces amis, ces voisins, qui en ex-Yougoslavie du jour au lendemain sont devenus des ennemis se livrant une guerre sans pitié, commettant les pires horreurs à l'encontre de ceux qu'ils côtoyaient juste avant... Avant quoi? Avant que le poison ne les séparent et ne les détruise. Une étincelle.

Je la sens cette étincelle dans ces réunions, elle me terrifie.

 

12.01.2012

Recherche politiciens honnêtes désespérément

De bons politiciens il y en a, je sais qu'il y en a, et ceux que je respecte le savent je ne manque jamais de leur dire. À ceux-là, je ne m'adresse pas ici.


Ceci étant dit je vais m'énerver tranquillement contre ces élus qui se gargarisent de leur petit pouvoir:

Vous avez été ministres. Les citoyens vous ont fait confiance à un certain moment de votre vie. Vous avez utilisé très vite votre pouvoir pour écraser ceux qui pouvaient vous faire de l'ombre. Élus grâce à la démocratie vous la manipulez aujourd'hui pour imposer ce qui vous semble juste. Vous n'en avez jamais assez. Votre besoin de reconnaissance vous pousse dans les pires recoins de la fourberie, du mensonge, du profit. L'opposition n'est plus un moyen de réfléchir mais un ennemi à abattre. Vous n'entendez plus que le chant de vos louanges, ne répondez plus qu'à ceux qui vous encensent, ne connaissez plus que l'odeur de l'argent. Vous vous abaissez à la botte du pire si cela vous garanti une place sur la photo.

Dans le Jura nous avons un projet de parc naturel régional du Doubs. Un beau projet. Le but est de faire connaître, reconnaître et protéger un haut lieu  du patrimoine naturel jurassien. Dans ce parc il était écrit que les éoliennes seraient bannies. Pour des raisons évidentes de respect pour la nature et les hommes. En page 61, les membres du comité prennent une position claire quant à l'impact des éoliennes dans la région.

Coup de théâtre. Il existe une autre vision des choses depuis que la présidence du comité de l'association a changé. Un nouveau président, ancien ministre, se permet de remettre en question les termes même de la charte officielle, sur les ondes de la radio romande, non seulement il entrouvre la porte à ces machines, mais en plus il se permet d'envisager d'imposer leurs nuisances aux riverains avec les arguments d'un puceau en matière d'énergie éolienne. Ouvrir le lien MEDIA au fond de cette note pour écouter le chant du serpent.


pinocchio.jpgAinsi donc, chacun fait sa petite politique dans son coin et la sert selon les besoins de sa cause? Il faudra décortiquer cette charte et trouver les petites tournures de phrases qui pourront être ressorties si les besoins du vent se faisaient sentir!

Mais dans la rue, cela ne se passe pas ainsi Messieurs les intrigants. À peine entendus, les propos furent relayés et les esprits échaudés. Certains n'en peuvent plus et demandent à en découdre et vite avec ce qu'ils ressentent, à juste titre, comme de la magouille, de l'abus de pouvoir, de la tromperie et je ne retranscris ici que les mots doux des indignés d'un système qui n'en finit pas de décevoir.

Il y a eu une belle décision cette année en Suisse: La sortie du nucléaire. La mauvaise nouvelle c'est que les éoliennes industrielles arrivent derrière vendues avec les mêmes arguments par les mêmes vendeurs que ceux qui nous ont imposé le nucléaire. Et le bouquet dans tout cela? C'est que ceux qui ont combattu le nucléaire autrefois oublient tout ce qu'ils ont vécu et s'y prennent exactement de la même manière que leurs anciens adversaires pour nous imposer ce qu'ils pensent être le symbole de leur victoire. Et des petits ministres déchus s'infiltrent dans cette brèche parce qu'ils la pensent gagnante.

Beurk.

lien sur le site du PNRD: http://www.parcdoubs.ch/index.php?id=73

11.01.2012

La commune de Sainte-Croix multipliera-t-elle sa croix?

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Vent de folie comme voisine d'éoliennes industrielles, est un blog né de l'indignation. Une plongée forcée par les événements au coeur du monde des éoliennes, de la politique, de l'économie et de l'autre: Ce voisin, ce concitoyen, qui parfois nous hait, parfois nous aime. Vent de Folie c'est une rencontre, une de mes soeurs de lutte. De celles qui ont tout lâché pour alerter sur un mensonge et une agression sans précédent sur les populations et les terres des campagnes. Elle fait aujourd'hui un passage sur voisine d'éoliennes avec ce message:

Ma Chère Voisine...


Il y a longtemps que je voulais vous écrire... L'actualité des planteurs d'hélices avançant tels des rouleaux compresseurs ne m'en a jamais encore vraiment laissé le temps...


Je voulais vous raconter une histoire...

La fin d'un rêve et le début d'un combat, une prise de conscience.


Je me rappelle encore de cette discussion avec un collègue de travail : Il était question d'énergie., déjà. De sortie du nucléaire, bien après Tchernobyl mais bien avant Fukushima...


Nous discutions du futur. Il me racontait que les éoliennes ne nous seraient pas d'un grand secours pour cette aventure-là... Je me souviens encore lui avoir parlé de ces géantes qui avaient un rendement formidable... Il a souri et a tenté de m'expliquer gentiment. Premier choc... Mais non, il avait tort. Forcément. Le Père Noël ne pouvait pas ne PAS exister...


Les années ont passés. Au hasard d'un surf sur le net, je suis tombée sur vos billets.

Wow... Ça n'avait pas l'air si cool que ça les éoliennes, finalement... Une graine était semée dans mon esprit mais le terrain n'était pas encore propice à la germination...


Jusqu'à ce beau samedi ensoleillé de février 2011 : Je m'étais rendue dans la petite boutique de la Rue Neuve, à Sainte-Croix, sans réelle conviction, me disant que, par une journée pareille c'était surtout dommage de ne pas profiter de la nature et d'une ballade !


Et puis LE CHOC...La vérité blanche et immense sur fond de ciel bleu... Les magouilles, la nature défoncée et les gens qui souffrent : Vous, ma Chère Voisine, et d'autres...


Ce jour-là je réalise la supercherie et les mensonges... Il FAUT alerter Greenpeace ! Le WWF ! Les Verts ! Les Rouges ! Les Bleus! Les Noirs ! Les Gris ! Les sans couleurs ! Mais que fait la police ???? Au secours, à l'aide, quelqu'un.... !


Je ne savais pas encore... J'ai commencé un timide blog et je me suis rendue compte... Là où tous auraient dû se lever et crier au loup : Personne... Là où les verts auraient du hurler en cœ :Personne... Pire même : Tous applaudissent et en appellent davantage encore. Alors petit à petit, ma colère grandit, mon ton devient plus piquant, mon travail plus fouillé.


Très vite je sens l'urgence de mettre à jour et de défaire ce mensonge , de démystifier ce loup habillé comme l'agneau de l'histoir. Je creuse, je cherche, avec Vous, avec d'autres, je mets bout à bout les éléments et les pièces qu'on me montre et que je trouve sur le net. Le visage qui apparait sur le puzzle qui se met en place est grimaçant, hideux, menaçant... Il est à ma porte, il est déjà chez Vous. Il tente de mettre le pied dans nombre de foyers d'ici :  De Sainte-Croix, du Jura du Valais en passant par Fribourg et les Grisons.


Une carnassière toutes dents, tout sourire et un jeune intello-bobo se congratulent et s'auto-félicitent. Fukushima ? Quel drame !... Mais surtout quelle aubaine pour faire avancer coûte que coûte une idéologie utopiste et totalitaire tout droit sortie d'un manuel, déconnectée  du sens pratique et de la réalité de tous les jours...Quitte à l'imposer par la force, aux autres bien sûr ! Quelle importance, d'ailleurs... La ville « sème » le progrès à la campagne...C'est pour leur bien, non ?


Alors dans la peur et le doute, dans l'urgence de me protéger, j'ai choisis de me battre. Je ne vais pas rester assise en regardant avancer le rouleau compresseur qui va m'écraser. J'en suis incapable.


Aujourd'hui, ces jours, se joue une grande bataille pour Sainte-Croix, chez moi...J'ai mis toutes mes forces  et toute mon énergie dans cette lutte. D'aucuns m'ont ouvert les yeux à mon tour je tente de porter ma pierre à ce mur qu'il nous faut construire, tous ensemble, en face de ce raz de marée blanc. Je me dois de transmettre plus loin ce que j'ai découvert, grâce à Vous et d'autres.


Je croise les doigts en espérant du fond du cœur que la clairvoyance, le courage et la lucidité accompagneront les Saintes-Cris, ce 5 février à venir, le D day...Ce jour attendu et redouté à la fois...


Plus déterminée que jamais, je continue avec tous les moyens qui sont les miens à me mettre en travers de ce qui m'apparait jour après jour, sans aucun doute possible, comme une gigantesque imposture verte...la Grande Farce Écologique !


Merci, ma Chère Voisine de m'accompagner sur ce chemin...Merci...



Vent de Folie

 

 

10.01.2012

Du lit au Palais fédéral

Tant que les porteurs de projets ne respecteront pas la population dans son ensemble, la révolution énergétique sera vouée à l'échec. Il y aura peut-être des éoliennes au-dessus des villages, imposées par ceux qui se décrètent plus intelligents que les autres, l'échec alors sera social, et cela n'est pas rien. Pousser la population vers la division, la dépression, cela a un coût et il n'est pas moindre. L'arrrogant finit dans le même cercueil que sa ou ses victimes. Lorsque je pense à cela je me demande pourquoi certains mettent autant d'énergie pour pourrir la vie des autres. Une politicienne fraîchement élue au national a résumé dans le journal 24h cette semaine, sa motivation en une phrase: "J'en ai marre d'être une vierge qui perd, je préfère être une dépucelée qui gagne".betty.png

Heu??? À quand le calendrier des Conseillères Nationales se trémoussant en tenues affriolantes aux mâts des éoliennes dans des paysages de rêve?

... Si quelqu'un sait comment ouvrir les vannes pour remonter un peu le niveau sous la coupole, merci de le faire.

 

 

image:gina.vip-blog.com

08.01.2012

Le renouvelable c'est joli et ça fait propre.

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Je ne vais pas être très gentille ici. Je vais parler d'une personne que j'estime et que je perçois comme droite et honnête. Mais il y a des manières de présenter les choses qui finissent par m'horripiler tellement elles construisent dans l'inconscient collectif des images idylliques qui cachent une autre réalité. Cette histoire nous a été racontée par la télévision suisse romande le 31 décembre dernier. http://www.tsr.ch/emissions/religion/faut-pas-croire/3681... On suit dans un reportage deux personnalités sympathiques et animées du désir de protéger leur environnement et de partager leur enthousiasme. Avenantes, convaincues, on les découvre dans des décors de rêve, des paysages épargnés. Elles vivent dans des maisons en pain d'épice, Heidi n'est pas loin. Elles ont des moyens, elles ont  fait des études supérieures. Elles pensent à leur prochain et respectent les anciens (l'une de ces personnes a remis en route un ancien moulin qui alimente sa maison en électricité). Bien.

On voit la seconde faire un tour du monde avec son véhicule solaire. Elle va à la rencontre des habitants échangeant sur les principes du développement durable. Puis de retour en Suisse elle aménage sa villa en fonction des convictions qu'elle s'est forgées durant son parcours personnel. Tout est beau, réussi, propre, sympathique, spirituel même.

Mais qu'est-ce qui m'énerve dans ce reportage? L'image.

usage_charbon_graph27.jpgCes deux-là véhiculent une  image extrêmement idéaliste de la révolution énergétique telle qu'elle se présente réellement. Rien dans leur environnement ne laisse entrevoir ce qui nous attend. Tout est beau, lisse, parfait. Comme si le renouvelable allait permettre de conserver ce type d'environnement et que ce type de comportement allait nous sortir de l'impasse vers laquelle nous nous dirigeons. Energies renouvelables = centrale à gaz, centrales à charbon (ci-contre) pollutions terribles des sols pour mille ans, risque accru de pollution des eaux. http://www.tsr.ch/video/info/#/info/journal-19h30/1472540... Les autres moyens de production d'énergie, biomasse, solaire, éolienne ont d'autres impacts sur les paysages, les sols, la santé publique. Ce n'est pas idyllique, ce n'est pas propret, ce n'est pas sans impact. C'est moche, cela ne répondra que partiellement à nos besoins et pourrira la vie de bon nombre de nos concitoyens. Elle est où cette réalité dans ce reportage?

love.jpgA la fin d'une chronique comme celle-là on s'endort le sourire aux lèvres. Que la vie semble simple: On va isoler nos maisons, habiter dans des moulins (heu... il en reste combien des moulins en stock?) rouler en voiture solaire, tout sera rose et tout le monde s'aimera. Je ne jette pas la pierre aux deux intervenants, mais à la politique des médias qui consiste à plonger dans la niaiserie le télespectateur qui, alimenté par de telles soupes, ne comprend pas du tout que l'on puisse être critique, voir hostile, à certaines manières de produire de l'énergie renouvelable.

C'est vrai que certains ne veulent rien dans leur jardin et qu'ils méritent le carton rouge. Mais de grâce cessons de diaboliser ceux qui dénoncent les mauvais projets, d'ensencer ceux qui idéalisent l'avenir, et parlons vrais.

Il y a des sujets moins graves à traiter si le but est d'entrer dans une nouvelle année avec le sourire et des rêves niais plein les yeux.

image: atoute.org

 

07.01.2012

Afrique, c'est ton tour...

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Un petit tour du monde pour changer... Le développement éolien en Afrique? Une triste affaire à suivre, comme celle du Mexique, avec des dégâts collatéraux soigneusement cachés?

En Ethiopie, l'éolien symbolise les ambitions vertes du pays
Par ats - Mis en ligne le 11.12.2011

L'Ethiopie se met au vert. Grâce à son programme énergie renouvelable, doté de 150 milliards de dollars (139 milliards de francs) sur 20 ans, elle a ainsi créé un parc éolien dans le nord du pays, à Ashegoda. Il est géré par le groupe français Vergnet.

 

D'ici à 2015, Addis Abeba espère pouvoir remplacer ses centrales au fioul par des centrales hydrauliques, solaires, géothermiques et éoliennes. "Notre économie est avant tout tournée vers le développement économique vert," assure le ministre de l'Eau et de l'Energie, Alemayehu Tegenu.

 

L'électricité produite devrait d'abord servir à la consommation nationale. Mais à terme, l'Ethiopie souhaite pouvoir exporter de l'électricité vers Djibouti, le Kenya, le Soudan et même l'Egypte.

282 millions investis

Ashegoda est le premier des six parcs éoliens prévus en Ethiopie. Trente éoliennes y sont déjà sur pied et la centrale devrait commencer à produire ses premiers mégawatts (MW) fin décembre.

 

Le parc, un investissement de 282 millions de dollars, a été financé par des prêts de banques françaises et de l'Agence française de développement (AFD).

Des critiques

Le responsable français du site l'admet, le choix du site lui-même n'était pas évident. Sur les pistes qui entourent le parc, s'alignent des rangées de charrettes remplies de bois à brûler, tirées par des ânes. Il assure cependant que son groupe a pris soin de ne pas perturber la vie des communautés locales en s'implantant.

 

Certains fermiers se plaignent pourtant des faibles montants des dédommagements, insuffisants pour louer un lopin de terre au prix du marché.

06.01.2012

On a chaud là, non?

Il était une fois un chaudron et quelques cuisiniers... Ouvrir le power point ci-dessous et cliquer régulièrement pour le faire défiler:

Grenouille.ppsYP(FB).pps

05.01.2012

Ceux qui rient du malheur des autres

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J'ai écrit le post de mardi quelques heures avant de recevoir le commentaire d'ouragan furieux sous "Bonne année". Je ne connais pas l'auteur du journal ci dessous (pdf). Il y a d'autres témoignages sur ce blog qui décrivent avec les mêmes mots ce que ressentent des riverains d'éoliennes industrielles. On peut visionner via le blog Vent-de-Folie une vidéo qui rassemblent des témoignages en France et en Belgique. Et ceux qui se taisent, ne ressentent-ils vraiment rien? Au Mont Soleil on m'a parlé d'une femme qui ne veut pas témoigner du syndrome éolien qui la chasse à l'intérieur de sa maison. Remarquez je la comprends:  Il suffit d'entendre les propos portés à leur encontre par la porteuse de guirlande ci-dessus pour comprendre que des riverains d'éoliennes industrielles préfèrent garder leur souffrance secrète pour échapper à tant de mépris.

En France une enquêtrice a donné un préavis défavorable à un projet éolien. Elle a pris le temps d'enquêter, d'entendre les opposants, elle s'est basé sur le rapport Lachat pour comprendre. Vous savez ce rapport établi dans le Jura, près de chez nous, et très vite rangé dans les tiroirs parce que la vendeuse des SIG a décrété qu'il était nul. Ce qui arrangeait tout le monde dans le milieu: Pas de nuisance reconnue, pas de mesure à prendre. Ouf! Rondement mené ont sans doute pensé les politiciens en charge du dossier. Sur la base de quelles compétences a-t-elle publiquement dénigré les nombreuses études référenciées dans ce document, émanant de pays à forte concentration éoliennes? Aucune autre que son entêtement à vouloir avoir raison. Elle en a fait une affaire personnelle, cela transpire dans toutes ses déclarations.

Depuis deux ans, je me réveille triste.  A n'importe quel moment de la nuit je me réveille triste: On vit comme des otages. On nous impose une solution d'intérêt général qui n'en est pas une. Vous pouvez lire n'importe quelle revue spécialisée, on y trouve  des théories divergentes selon qui les développent et c'est tout.  Certains cherchent à vendre quelque chose et disent que leur produit à eux est le meilleurs. Mais c'est faux. La réponse à notre avenir énergétique, écologique ou social, personne ne la connaît. Quelques uns osent le dire et d'autres déguisés en bouffons enguirlandés confondent intérêts personnels et responsabilités politiques. On ne leur demande pas des miracles. On leur demande d'arrêter de glorifier leur personne, de redescendre sur terre et d'élaborer un avenir avec leurs semblables.

Mais les mauvaises raisons d'implanter les éoliennes industrielles sont nombreuses et évidentes, nous allons continuer de les divulguer et grossir les rangs de ceux disent non. On y arrivera, on a pas le choix. On ne sauvera pas la nature en lui infligeant de nouvelles blessures.

Je voudrais aussi demander au ministre jurassien de l'environnement comment il comprend l'écrasante majorité qui dans les communes riveraines des parcs actuels votent contre la poursuite de ce développement? Lorsqu'il avance dans la presse que la population dans le Jura est favorable en majorité aux projets éoliens, il parle de ceux qui n'auront jamais à en subir les nuisances. Quelles reconnaissance est-il prêt à donner à ceux qui en souffrent et devront en souffrir? Continuer à les ignorer? Refuser d'admettre la dégradation de leur qualité de vie? Nier la dépréciation de leurs patrimoine? Une attitude de nantis.  Ils me font rire ces politiciens qui pensent pouvoir continuer leurs projets sans avoir à s'occuper des problèmes qu'ils génèrent. A croire qu'ils n'ont aucune envie de sortir du nucléaire. C'est vrais ça, ils voudraient bloquer tous les projets et faire sortir la population de ses gonds, ils ne s'y prendraient pas autrement.

Un peu de lecture:

Le rapport Lachat cité et utilisé ci-dessous par une commissaire enquêtrice en France: (voir aussi le commentaire de Myrisa Jones ci-contre)

http://www.juracretes.ch/default.asp/3-3-6449-884-15-6-1/...

Le journal d'une victime du bruit des éoliennes en Frances: journald'une victime nuisances éoliennes.pdf

David Martin dans son documentaire dresse un bilan édifiant qu'il est dangereux de vouloir ignorer, ce que font pourtant les télévisions et les politiciens. Voir des extraits ici:

http://cdurable.info/Un-Avenir-a-quel-prix-un-film-docume...

 

03.01.2012

Un emprunt au paysage?

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Ce slogan publicitaire est utilisé par les vendeurs d'éoliennes industrielles, repris la bouche en coeur par les politiciens pour manipuler les attardés mentaux qu'ils pensent gouverner. Ou alors ils y croient vraiment, et ça, ce serait encore plus grave: La preuve, si il en faut une, que leur pouvoir de réflexion est alimenté par des phrases toutes faites qu'on leur souffle entre deux séances de relooking et de restructuration des services publics.

Imaginons deux à trois générations élevées dans un environnement utilisé principalement à générer de l'énergie: Turbines, panneaux solaire, usines à gaz ou à charbon. Les inventaires fédéraux n'existent plus que sur le papier. La notion de paysages à sauvegarder a totalement disparu des priorités et seuls quelques zones hyper touristiques sont considérées comme zone protégées à des fins de rentabilité. Pour quelle raison les nouvelles générations reviendraient-elles en arrière? Actuellement si vous proposez la décroissance pour retrouver un niveau de consommation plus solidaire et surtout moins suicidaire, on vous regarde comme un visiteur du moyen âge et on s'enfuit à toutes jambes parce que le mot décroissance est perçu comme retour en arrière et éclairage à la bougie.

On ne protège pas quelque chose que l'on ne connaît pas. On ne cherche pas à retrouver quelque chose que l'on n'a jamais vu. La notion de paysage, de sauvegarde de la nature, d'utilisation des ressources naturelles avec respect, cela ne s'apprend pas au cours du soir. Cela se vit, se sent. C'est le coeur qui déclenche l'engagement pour une cause. Ce sont les émotions qui nous permettent d'aimer et de protéger un environnement. Implantez votre grisaille à tout vent, et vous verrez la jeunesse se durcir, la violence se répandre par manque d'espace pour nourrir le coeur.

Pour ancrer l'idée que tout cela est indispensable, rien de tel que d'en couvrir les territoires sans discernement. Ces paysages de ferraille nous les connaissons. Ces sociétés asservies et tristes nous les connaissons. Nous savons exactement vers quoi ce type de développement conduit la société. Il existe suffisamment de films, de BD, d'essais littéraires et philosophiques, de romans pour nous projeter dans ce futur.

L'argument d'emprunt au paysage est comme tout ce qui est utilisé pour vendre quelque chose: Il permet d'endormir le consommateur sur une image simple qui véhicule un message positif et qui nourri un imaginaire limité. Mais ce que nous leur céderons de nature aujourd'hui sera perdu à jamais.

Ce n'est pas une fatalité. Ce n'est pas parce que quelques uns nous somment d'accepter leurs propositions que nous devons nous y plier. Nous avons encore dans les campagnes des personnes qui en connaissent les secrets, le fonctionnement. Nous avons encore une génération proche de la nature qui peut nous apprendre les gestes pour la protéger et l'utiliser avec discernement. Pourquoi tout balancer dans les poubelles du libéralisme? Pourquoi accepter les solutions de quelques frustrés de la vie qui dessinent notre avenir sans jamais s'arrêter au coeur d'une forêt, au sommet d'une montagne, au milieu d'un pâturage  juste pour écouter battre le coeur de la Terre et sentir celui des hommes?

Depuis trois jours et trois nuits, une turbine frappe à mes fenêtres, contre mes murs: Wlouff... Wlouff... Wlouff... Je suis chez moi, dans un petit village que rien ne destinait à devenir la cible des faiseurs de frics. Je suis chez moi et je dois fuir une nuisance entre mes murs. Chassée toute la journée par ce bruit qui meuble l'espace sans s'arrêter. Chaque fois que le silence devrait me permettre de ressentir un peu de bien-être,  il est meublé par ce wlouff, wlouff, wlouff. Pas une seconde  de silence depuis 72h...Même en plein centre ville il y a des moments de répi.

Une vendeuse qui parle d'effet nocebo, un gouvernement qui se mure dans un silence coupable, des multinationales qui se contre fichent des populations, des scientifique qui négligent  les questions sociales... Et vous êtes d'accord de suivre les propositions de gens comme ça, de leur faire confiance?

Moi pas. Ils me répugnent.

image: fwallpaper.net

 

 

 

01.01.2012

Bonne année!

En 2012 la tâche sera rude pour protéger

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l'extrême fragilité de notre liberté

 

Un projet renouvelable auquel j'adhère avec encore plus de convictions qu'en 2011 ou 2010.

Pieds et poings liés sous prétexte de sauver la planète? Ils peuvent garder leurs hélices et leurs décors de science fiction. Je reste fidèle à la protection de la nature et du silence. Je crois à la durabilité de projets solidaires et respectueux. Le reste n'est que manigances de mafieux.

 

image: efpe.skyrock.com


31.12.2011

Jura libre! On le fait? (5-6)

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Le courage nous donne des ailes

2011, l'année du courage

Et de 5!

Les Enfers. Ils l'ont fait aussi. Sans fracas. De véritables convaincus sont partis à la recherche des signatures nécessaires pour présenter l'initiative à l'assemblée communale. Très largement acceptée, la prohibition des éoliennes sur le territoire de la commune fut scellée devant une bière au café du village après la votation, rassemblant pro et anti-éoliens qui semble-t-il ne se sont pas laissés diviser par le sujet. C'est donc possible! Circulez messieurs les promoteurs, ici non plus, vous ne vous arrêterez pas. Et si vous forcez le passage, vous serez reçu... En enfer! c'est ainsi que s'est exprimé l'un des initiateurs de la demande de modification du règlement communal. Et vu sa détermination on en doute pas!


Et de 6!

Muriaux. La commune englobe notamment celle du Peuchapatte où sévissent déjà 3 éoliennes qui font des dégâts terribles sur le moral et la qualité de vie des riverains sur deux sites au moins. Colère, tristesse, dépit, fracture sociale, dépréciation de l'immobilier. La facture est lourde déjà. D'autres machines étaient pourtant prévues à la suite de celles existantes. Mais la population s'est mobilisée pour participer à l'assemblée communale qu'un homme du coin avait provoquée en déposant l'initiative qui demande la modification du règlement communal pour interdire l'implantationd'éoliennes sur le territoire. Une fois encore le vote a largement bénéficié à la prohibition.

Ainsi s'achève 2011. Sur la reconnaissance de personnalités courageuses qui ont osé dire haut et fort leur opinion en utilisant la démocratie directe.  Un exemple pour ceux qui n'osent plus s'exprimer, qui ont peur de "faire des histoires", qui acceptent l'inacceptable par résignation ou pour ne pas avoir à donner de leur temps. C'est ainsi que le terrain de la liberté se rétrécit d'année en année. Non seulement nous laissons l'industrie dicter les règles aux politiciens mais en plus nous passons  à la caisse pour payer leurs arrangements. La RPC (remboursement à prix coûtant) dont bénéficie l'énergie éolienne ne tombe pas du ciel. Ce sont bien entendu nos impôts qui la paie. Par contre notre facture d'électricité ce ne sont pas nos impôts qui vont la payer...  Quant à la théorie de l'autonomie énergétique tant que le courant produit par ces éoliennes est propriété de Zürich, Genève ou autres, notre autonomie ne sera qu'illusion. Et puis de toute manière, admettons leur théorie et imaginons un avenir énergétique chaotique et renouvelable tel qu'il nous est prédit, vous y croyez vous à une Suisse plongée dans le noir pendant que les jurassiens jouissent du courant vert installé sur leurs crêtes?  C'est grotesque de faire avaler une telle pilule à la population pour la pousser à vendre son patrimoine!

Dans le monde entier en 2011 des citoyens ont osé revendiquer leur liberté et leur dignité. Des dictateurs qui se croyaient enracinés dans leur pouvoir sont tombés devant la détermination de ceux qui ne voulaient plus subir leur loi. Nous sommes puissants autant que les puissants lorsque nous le décidons. La leçon se répète de siècle en siècle mais il y a toujours des enragés qui s'imaginent au-dessus des autres. Les Franches-Montagnes ont aussi rappelé les règles du jeu. Le gouvernement devra choisir entre la manipulation et le respect de notre volonté. Ici nous serons extrêmement vigilants et nous analyserons chacune des décisions. En 2011 nous avons rappelé que nous n'étions pas à vendre,  nous avons cassé leurs contrats.

Je finis l'année avec cette remarque pour le  directeur de la société ADEV. Ce monsieur qui n'a pas voulu comprendre les dégâts de ses machines sur notre environnement direct. Réfugié derrière son courant vert, ses certitudes et ses actionnaires  il nous a imposé de vivre avec l'inacceptable.

L'injustice et le mépris Monsieur, réveille le courage et le dépassement de soi. Deux ans plus tard cinq communes dans le Jura claquent la porte au nez des promenteurs. Et ce n'est pas fini. Ni vous ni les autorités n'ont voulu reconnaître l'ampleur de cette erreur. Monsieur Claudio Zanini, votre concurrent, (entre autres) dénigre publiquement votre mauvais projet. Lui qui sert la main du maire de Saint-Brais lorsqu'il fait affaire avec lui, n'hésite pas à mettre en doute ses compétences dans les autres communes où il tente de vendre ses propres machines. Un joli monde de faux-jetons. Mais ce sont à ces gens-là que nos autorités vendent notre environnement et pour ces gens là qu'ils ont sacrifié la paix sociale dans la région. De belles voitures et quelques cravates ont suffit pour leur faire oublier la solidarité dans leur propre village.

 

images: mamzelledance.bloguez.com

30.12.2011

Jura libre! On le fait? (4)

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2011, l'année du courage

Et de 4!

Bourrignon. Alors là ce fut le pavé dans la mare des zélus, des je sais tout, des je fais mieux que les zôtres. Un beau projet qu'ils disaient. Mais comment le savoir puisque maintenant ils disent que ce projet n'était pas terminé? On a même entendu Miss Sig claironner devant les micros qu'elle affectionne que les machines étaient disposées à 1km du village... Négligeant de parler des quatre turbines projetées elles entre 300 et 400m autour d'une maison familiale et du petit pécule qui avait été proposé par contrat et discrètement au propriétaire pour le consoler de lui pourrir la vie définitivement. Pour un projet pas terminé on était loin de l'inconnu...

Bourrignon, des gens inquiets pour un village très menacé et totalement sous-informé de la réalité que lui concoctait une poignée d'écolos du nouveau genre. De ceux qui verdissent devant l'opportunisme. De ceux qui pour du pognon passeraient du noir au rouge. Mais pour le moment ils sont très verts-bruns (remarquez, les rouges sont aussi passé au vert autoritaire... C'est tendance et ça peut rapporter gros avec en plus un bonus popularité).

Pas de chance. A Bourrignon il y a des gens sensibles et respectueux. L'opposition s'est faites avec le coeur et l'envie de ne pas diviser la population. Ils ont certes dû parler fort pour couvrir le chant mélodieux des initiants de la centrale qui occultaient quelques paramètres non négligeables pour ceux qui allaient se retrouver confrontés quotidiennement aux nuisances des machines. Si les intentions étaient bonnes, c'était sans compter sur ceux qui avaient déjà ouvert toute grande leur tirelire pour accumuler les deniers de la RPC. Les rois des paiements directs, comme ils ont été surnommé dans la presse suisse, (les plus grands bénéficiaires du pays de la manne fédérale en matière de paiements directs) n'ont pas supporté de voir échapper le pactole et depuis n'ont d'autres objectifs que de chercher à écraser ceux qui ont entravé la bonne marche de leurs petites affaires. Petites affaires qui dépassent largement le village de Bourrignon. Un véritable plan de sauvetage s'est mis en place du côté des perdants. Tous les amis politiques sont sur le coup. Enragés d'avoir perdus leur os ils se serrent les coudes pour invalider le vote démocratique qui a blébiscité à une écrasante majorité l'interdiction d'implanter des éoliennes sur le territoire de la commune. L'avenir nous dira si dans le Jura ce sont les petits arrangements entre politiciens et membres de partis ou la démocratie sans désinformation, le respect et le principe de précaution qui décide du sort de la population.

En ce qui me concerne, je tire mon chapeau à ces citoyens courageux qui ont fait souffler un sacré vent de liberté sur la montagne, rappelant à la vallée qu'ils ne sont pas leurs valets ni leur poubelle. Et pour ce qui est de la déconvenue en plaine, qu'ils se rassurent, les nouvelles éoliennes sont paraît-il bien adaptées en basse altitude. L'autonomie énergétique ils pourront la mettre dans leurs jardins puisque les idiots des campagnes que nous sommes n'ont rien compris à leur patriotisme écologique. Ils pourront même nous couper le courant et nous faire des pieds de nez puisque c'est ainsi que la démocratie est conçue dans leurs rangs. En attendant les aigris ont entamé la valse des avocats, parce que la défaite ils l'ont mauvaise et la paix au village ils dansent dessus.


29.12.2011

Jura libre! On le fait? (3)

2012.jpg2011, l'année du courage.

Et de 3!

La Chaux-des-Breuleux, petite commune, elle aussi, mais rudement bien habitée. On y trouve notamment la première femme des Franches-Montagnes à avoir fait le tour des ménages pour signer une pétition contre les turbines. Celles du Mont-Soleil et Mont Crosin pourissent déjà l'horizon de ce paradis franc-montagnard. La Mady, c'est son nom, a récolté ce qu'il fallait pour se rendre compte que les villageois partageaient son avis. Les choses sont alors allées plus loin.

 

D'autres habitants ont rejoint la contestation et c'est la première interdiction de construire des éoliennes sur le territoire communale qui a été votée sans opposition.

Je sais qu'en ville ils ont de la peine à comprendre cette rébeillon contre ce qu'ils croient être une solution à leur boulimie énergétique. Ils devraient venir plus souvent respirer l'air des Franches et ressentir le bien être que procure la nature intacte pour comprendre la nécessité de préserver ces régions. L'implantation d'éoliennes industrielles ici, c'est une insulte à la liberté et à l'identité des francs-montagnards.

L'industrie  est à nos portes avec des projets qui contribuent à l'exclusion des uns pour l'enrichissement des autres. Pourquoi accepter leurs règles du jeu? Nous avons aussi des acquis et des connaissances dignes d'être développés et sauvegardés. Rejoindre le troupeau des exploités, c'est cela la proposition qui arrive aux portes des Franches-Montagnes. Nous avons encore le choix d'accepter ou non. La Chaux des Breuleux a été la première a dire clairement non.

28.12.2011

Jura libre! On le fait? (2)

2012.jpg2011, l'année du courage.

Et de 2!

Les Genevez. Petite commune proche de Lajoux. Menacée par les projets alentours, elle supporte déjà la dégradation du paysage de la région avec les éoliennes du Mont Crosin et Mont Soleil. Un homme a pris les choses en mains. Il a récolté les signatures nécessaires pour déposer une initiative demandant un moratoire de 10 ans. Seul, avec son courage, sa conviction et son bon sens il a déposé la requête au Conseil communal qui l'a traité dans les formes, sans chercher à nuire ou à médire sur l'initiant.

 

 

La presque totalité de l'assemblée a blébiscité ce moratoire.

Personnellement je me fie à ce type de personnage bien plus qu'à ces petits promenteurs qui débarquent avec leurs grands airs. Bien plus qu'à certains maires épris de pouvoir, qui ne voient l'avenir qu'à travers le fric qu'ils pourront en tirer. Bien plus qu'à ces politiciens  occupés à paraître avant d'être.

Et lorsqu'il dit que ce n'est pas son problème les moyens à trouver pour produire de l'énergie, je suis d'accord avec lui: Il faut arrêter de culpabiliser les citoyens qui ne veulent pas subir la dégradation de leur environnement pour répondre aux caprices de ceux qui ne veulent pas revoir leur mode de consommation quitte à pourrir la vie des autres. L'avenir passera par la solidarité où ne passera pas. Et la solidarité ce n'est pas le sacrifice des régions de l'arrière pays! Ni d'aucune autre région d'ailleurs.

Je ne peux que conseiller la lecture du livre "Ne soyons pas des écologistes benêts" d'Aurélien Bernier, Michel Marchand et le M'PEP. Page 135, on peut lire ceci: À présent certains écologistes qui s'affirment "de gauche" vont jusqu'à assumer sans le moindre complexe un capitalisme vert qui nous promet des éoliennes et des centrales photovoltaïques par milliers, sans la moindre remise en cause de l'ordre économique mondial, sans percevoir dans leur position le début d'une contradiction. Ils refusent consciemment d'articuler la question de l'écologie avec la question sociale. Ils ne sont donc plus benêts mais tout bonnement dans l'imposture.


 

27.12.2011

Jura libre! On le fait?

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2011, année du courage.
Les premiers:

Lajoux, commune menacée par un projet pharaonique et très malin qui englobe deux communes et deux cantons. De quoi diviser la population doublement et rendre plus craintifs les opposants. Se rebeller contre le chantier industriel décidé bien au-delà de leurs petits et magnifiques villages c'est aussi prendre le risque de froisser politiquement le Jura Sud et d'envenimer des relations redevenues presque normales après la création du Jura qui a divisé ce coin de pays. Pourtant ils l'ont fait: Une poignée de citoyens est partie à la recherche de signatures pour stopper le projet qui menace (bien plus sûrement que de s'y opposer d'ailleurs) de ramener la peste au village. Les autorités communales hypnotisées par des promoteurs qui pourtant se fichent royalement d'eux, jouent les sentinelles et se trompent de citadelle. Plutôt que de protéger la prunelle de leurs yeux, la nature et la qualité de vie de ses citoyens, elles protègent une compagnie d'électricité qui ne fera jamais passer l'homme avant le profit. Ces autorités ignorent magistralement le document déposé par ces électeurs pour que les ayants droit se prononcent sur un moratoire. Elles lèchent les bottes des soldats de la privatisation des services, de l'industrie vorace, des politiciens véreux, de ceux qui tambours battant mènent le monde vers un avenir qui exclu de plus en plus ceux qui refusent la grisaille de la consommation à n'importe quel prix. Des autorités qui n'ont pas encore compris que le véritable courage, ce sont les pétitionnaires qui l'ont démontré en prenant la défense de leur patrimoine.

Si Lajoux reprend ses esprits, elle refusera de redevenir le parent pauvre, l'asservie, elle revendiquera ses paysages et la qualité de vie au village, elle choisira la liberté et suivra  ceux qui début 2011 ont tenté de l'alerter.






26.12.2011

Jura libre! C'est déjà fini?

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Merci Georges.  http://www.youtube.com/watch?v=gznDOMKeWkA Merci à la messagère qui l'a déposé dans ma boîte suite à mon post ci-dessous, chère Vent-de-Folie que le destin a mis sur ma route pour le meilleurs et par le pire. :-)

Puisque j'en suis à remercier parce que ce moment de l'année s'y prête bien, merci à ceux qui m'ont tendu la main au début de cette lutte, qui sont toujours là deux ans plus tard, devenus pro-crêtes, devenus paysage libre, devenus des amis.  A ceux du village qui n'ont pas choisi le mépris et la fourberie mais bien la solidarité et l'encouragement. A ceux  qui ont trouvé parfois les mots qu'il fallait pour donner le petit coup de pouce pour continuer même dans l'adversité. À toi parole de voisin pour ton soutien sans faille. À toi aussi mon bras droit du début qui ramène les nouvelles du pays. À tous ceux que je ne nommerai pas ici, tellement j'ai peur d'en oublier,  mais qui se reconnaîtront parce que nous avons  partagé des moments de dépit, d'autres d'espoir. Des moments d'écriture aussi. De toutes ces amitiés est né librevent. Nous avons choisi de lutter pour sauvegarder ce que nous avons de plus cher peut-être: l'espace, la beauté, la tranquillité, la simplicité.

Merci à Jura-Crêtes qui nous a plus ou moins tous recueilli un jour ou l'autre sur son site lorsque nous cherchions désespérément une bouée de sauvetage à l'aube de ce qui s'avère être un gigantesque chantier industriel mené au pas de charge par une poignée de requins. Il a su nous relier.

Si je pense à toute cette chaîne humaine qui s'est mise en place sur les crêtes jurassiennes, du mouvement qui ne cesse de s'amplifier mais je crois bien que je me remets à croire en l'homme dis-donc!

Bonne année! Et merci à super gus pour ses montages photos qui soulèvent des montagnes.

 

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A lire parce que c'est sympa:  Voeux.pdf


Et pour bien commencer 2012, merci à Christine Renaudin, Pierre Ethenoz, Lilly Bornand. Cela fait un moment que les verts libéraux virent au brun, mais lorsque le constat vient de l'intérieur, on ne peut que féliciter le courage de ceux qui le confirme. J'ai une certaine satisfaction de lire que Mlle SIG est exactement telle que je l'imaginais. Elle est accusée de dérive autoritaire dans l'article ci-joint: démissions.pdj.pdf

D'ailleurs l'incroyable légèreté avec laquelle cette personne traite les nuisances des éoliennes pourrait bien lui revenir dans la figure quand un tribunal aura statué là-dessus:TémoignageOntario.png La responsabilité de complicité de mise en danger de personnes pourrait bien lui être reprochée à elle et à d'autres.

 

 

 

23.12.2011

Il faut bien faire quelque chose... Grrr.

Je pourrais aussi intituler ce post: Comment se tirer une balle dans le pied et garder le sourire. Ou: Pourquoi faire bien quand on peut faire pire. Ou: Virez-moi cette campagne qu'on voie la ville. Ou: Des sous, des sous, des sous!

De plus en plus les soirées avec le genre humain me laisse en vrille. Perplexe. Ahurie. C'est la mondialisation des oeillères.

La santé, ce n'est pas un sujet. Le paysage ce n'est pas un sujet. La faune ce n'est pas un sujet. Les dégradations du climat social ce n'est pas un sujet.

Petits sourires en coin. Regards qui se détournent. Convictions assénées sans information.Tout le monde sait tout, mais personne ne sait vraiment.

Ce sont les ingrédiens des soirées où le sujet des éoliennes est abordé.

Partant du principe qu'il faut bien faire quelque chose, chacun cautionne ce qui fait le plus de bruit dans les médias sans même chercher plus loin l'incroyable motivation de ceux qui tentent de parler de leur vécu et d'alerter sur un phénomène qui aura des conséquences immenses sur l'avenir d'une région.

On fustige les parachutes dorés mais on laisse faire les industries gangster qui tuent des régions entières en s'emparant de l'argent public.

Il n'y a plus d'argent pour la culture, pour les affaires sociales, pour la santé, les ministres  pleurent devant les caméras pour annoncer des mesures drastiques d'économies indispensables pour la survie des pays. On leur prête un coeur. Mais les caisses publiques sont allègrement vidées par des entreprises privées. Entre autres celles qui se rempliront les poches des subventions pour l'énergie renouvelable qu'elles auront réussi à imposer à leur manière. L'argent partira sous d'autres cieux, le peuple hébété regardera tourner les hélices défaillantes dans ce qui fut son patrimoine. Il remerciera à plat ventre les quelques miettes jetées par les promoteurs pour les amadouer parce qu'il ne leur restera que cela, les miettes pour survivre dans un environnement hostile et les yeux pour pleurer.

Et des lumières clignotantes du 1er janvier au 31 décembre...

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Rappel sur la situation au Danemark: http://vert.courrierinternational.com/node/845708

A part cela, trois anciens responsables de la crise de 2008 aujourd'hui présents dans les gouvernements de trois pays vidés de leurs substances par cette même crise, et si peu d'indignation?  Pillez-nous messieurs, vous avez la bénédiction du peuple. Faites donc vos petites affaires entre amis et profitez de la désinformation que vous orchestrez pour vider les fonds de caisses publiques et augmenter vos capitaux et ceux de vos amis!

Joyeux Noël! Que perdure le syndrome du petit train rouge: TOUT VA BIEN.