28.08.2010
taper sur le clou
La société ADEV et le gouvernement jurassien ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas. Chaque jour de cette semaine, je leur envoie un rappel de la situation chez nous.
Samedi 28 août 2010: Nous pourrions prétendre à un peu de répit, mais le respect à Saint-Brais a disparu avec l'arrivée de ces deux machines. Combien d'années de dévouement pour leur commune de la part de mes beaux-parents, de leurs parents, de leurs grands parents? Et le résultat: De piètres ingénieurs et de piètres autorités pourrissent leur existence au village: des habitants réveillés comme des soldats en pleine nuit et très tôt le matin à la reprise du plein régime des machines à fric. Une situation décriée à travers toute la Suisse. Voir l'article de l'Illustré, lien ci-dessous. Mais ce sont les victimes qui devront porter la chose en justice pour que les responsabilités soient prises! Un comble. Comment se fait-il que les bourreaux ne soient pas priés de réparer leur erreur? Que des hommes ne se comportent pas en hommes? Dans mon boulot, si je fais une erreur, je n'attends pas que la planète entière viennent me la faire remarquer avant d'agir!
http://www.illustre.ch/Web/Article.aspx?idArticle=55693
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27.08.2010
L'intruse
LA DISTANCE ENTRE UNE EOLIENNE INDUSTRIELLE ET UNE HABITATION DEVRAIT ÊTRE D'AU MINIMUM 2KM
Toute personnalité politique, toute commune, tout propriétaire terrien prêt à signer un contrat de servitude avec un promoteur éolien devrait avoir la responsabilité de lire le livre de la doctoresse Nina Pierpont "Wind Turbine Syndrome: A report on a Natural Experiment" (Santa Fe, NM: K-Selected Books, 2009) une traduction française est accessible via le lien suivant: http://www.windland.ch/doku_wind/WTS-Abridged-French-4-26-10.pdf.
Cette étude pourrait bien être utilisée dans de futures actions en justice.
Extrait page 9/57:
"Ceci contredit la littérature de l'industrie du vent, qui dit que les personnes qui sont inquiètes ou qui n'aiment pas les éoliennes près de leurs foyers sont ceux qui deviennent malades. Je démontre que ceci est compètement faux."
L'étude a été approuvée par de nombreux scientifiques éminamment reconnus. Le Syndrome éolien est une réalité qui touche des milliers de voisins d'éoliennes industrielles dans le monde. Grâce à la doctoresse Nina Pierpont et sa tenacité, la preuve est faite que les symptômes proviennent bel et bien des nuisances des éoliennes. Pour nous qui connaissons les effets de ces nuisances, et pour tous ceux qui les dénoncent depuis des années, c'est un grand soulagement. Nous ne sommes pas de simples râleurs, mais bel et bien des victimes.
Autrefois la nature, maintenant le balayage incessant de cette pale devant la fenêtre de ma chambre. Bienvenue dans le quotidien d'une voisine d'éolienne industrielle.
"L'éolienne, l'image si pure des fondamentalistes de l'écologie dévoyée par l'argent, va-t-elle devenir ce qu'elle est réellement, à savoir le symbole de la corruption du business vert ?" Canard enchaîné, avril 2010
Je ne milite pas contre les éoliennes, mais pour une écologie éthique et responsable.
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Cette indisposition au bruit qu'il faut justifier du continent américain aux terres européennes...
Au début on se dit que c'est notre nervosité face à la situation qui nous perturbe. Et puis, avec le temps et la répétition il y a des symptômes qui deviennent de plus en plus précis. On les reconnaît au milieu de mille. Parfois, on entend même pas les éoliennes dans la chambre. Mais on se réveille, tendu, le coeur palpite, on ressent une tension dans les oreilles. On se dit que c'est étrange, on s'est couché calme et sans soucis, et voilà que l'on se réveille sans raison complètement remonté de l'intérieur. On se lève, on boit un peu d'eau et on se recouche. On peine à s'endormir et on fait des cauchemars. Puis à 6 heures, on est réveillé, clairement cette fois c'est le bruit des pales qui nous tire du sommeil. Puis ce scénario se répète une autre nuit. Et une autre. Et là on commence à prêter attention aux appels de notre corps, on relie les événements, on ouvre la fenêtre en pleine nuit et l'on entend sur le village le bruit des éoliennes. On comprend que même sans être audible à l'intérieur de la chambre, le corps reçoit leur vibration, l'activité interne s'accèlère et vous vous réveillez totalement speed. Le matin à 6 heures les machines reprennent leur activité à 100% et le bruit entre pleinement dans la maison. Si par malchance le vent est constant, elles vont vous accompagner toute la journée avec ce bruit qui frappe l'espace, votre espace. La nuit ils les baissent par obligation, mais cela ne suffit pas, puisque nous nous retrouvons dans la situation expliquée ci-dessus. Après 24 heures vécues à ce régime-là, nous sommes irritable, nous ressentons des tensions dans la gorge, dans les oreilles, dans la nuque et on a mal à la tête. Mais le pire, nous nous sentons déprimés, sans ressort, comme aspirés par ce battage. Nous sommes tristes et perdons notre confiance. De battants, nous devenons victimes.
Ces symptômes je ne les ai pas vraiment accepté de suite. J'avais de la peine à m'autoriser l'explication de leur provenance comme étant la source réelle de mes maux. Mais durant la pause estivale, j'ai repris toutes mes forces, j'ai retrouvé ma combativité, notre vie de famille a retrouvé sa sérénité, ma fille aussi a retrouvé sa joie de vivre et sa santé. Et puis depuis 10 jours, les vents sont revenus, avec eux la pleine exploitation des éoliennes. Après les premières 24 heures, j'ai retrouvé les tensions la nuit, dans les oreilles, dans la nuque, les maux de tête et la déprime. Mon mari et moi nous sommes retrouvés assis, comme paralysés. J'ai immédiatement témoigné de la situation et un contact nous a envoyé la traduction du travail de recherche de la Doctoresse Pierpont. Une fois encore j'ai lu notre histoire, observée ailleurs chez d'autres voisins d'éoliennes industrielles. La fiabilité de la source m'a enfin autorisé à croire pleinement que nous étions victimes du syndrome éolien. Cela ne fait aucun doute. Pourtant j'avais déjà lu et échangé un grand nombre d'expérience, mais je réussissais encore a douter de moi, de nous. Tellement autour de nous, promoteurs et autorités nous rabâchent que nous exagérons, que c'est psychologique, que nous cherchons à nous faire mettre de nouvelles fenêtres, j'en passe et des meilleures. J'ai décrit ce bruit depuis le début, je le dénonce depuis le début, mais je cherchais encore des excuses à ces éoliennes: Il n'y en a que deux, les voisins ne ressentent pas la même chose, tu es emportée par tes émotions. Etc. La pause de l'été, le retour des symptômes très précis m'enlève ces doutes.
Les témoignages de mes compagnons d'infortune me touchent profondément, parce que je les comprends. Je sais exactement de quoi ils parlent. Je lance ici un appel à tous ceux qui envisagent d'imposer un tel voisinage: Renoncez si vous avez encore un tant soit peu d'amour propre et d'intérêt pour vos semblables.
Quelques extraits de l'article paru dans le Journal Le Monde publié en novembre 2009, le lien sur l'intégral de cet article est dans la marge de droite sous" à propos":
...Gérard et Fabienne Vidal habitent à 600m d’une rangée d’éoliennes industrielles. Ils souffrent depuis qui de dépression, qui de nausées.
"On leur répète c’est le vent, cela ne fait aucun bruit. Et après ils tombent malades, ils souffrent on les prive de leur être"
Au bout de la table, la femme qui ne veut pas dire son nom par peur de représailles de l’équipe municipale pour laquelle elle travaille, précise : "Au début je n’étais pas contre, c’est après que j’ai compris. Là où j’habite, les maisons forment comme un corridor. Le bruit des éoliennes s’y engouffre, et les murs deviennent des caisses de résonnance. Depuis j’ai de la tension et des problèmes d’oreilles".
Il a fallut trois ans au paysan pour trouver quelqu’un qui consente à exploiter ses terres, un jeune d’un bourg voisin que les éoliennes n’inquiétaient pas. "Depuis il ne chante plus même chanson, parce qu’il faut les vivre pour le croire. De loin on peut trouver ça beau ces machines, mais chez moi quand le vent du nord souffle elles peuvent vous rendre fou".
Et la compassion légendaires des propriétaires des terrains où sont implantées les machines, ou des bénéficiaires de leur exploitation, transpire ici:
"Il se rend malade tout seul. Les gens n’entendent pas le bruit, ils l’écoutent. D’ ailleurs Monsieur Royer est allé en justice deux fois, il a été débouté deux fois".
Et le journaliste du Monde de conclure: C’est que voilà des maladies qui ne ressemblent à rien: Quels symptômes plus banal que la nausée, plus indicible que la dépression ? Plus improuvable que le vertige ? Ceux qui souffrent des éoliennes, souffrent avant tout de na pas être entendus.
Et même la justice est complice!
09:40 Publié dans Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Un aperçu du bruit
Voici ce que nous entendons de notre maison, ces fameuses éoliennes, silencieuses selon nos conseillers communaux.
"Pales, oiselets et voiture" en précisant qu'il n'y a qu'une éolienne qui tourne et que le vent est modéré et pas complètement dans l'axe de la maison.
09:39 Publié dans vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.08.2010
le scandale continue
Bien qu'alertés chaque jour maintenant, ni l'ADEV ni le ministre jurassien de l'environnement ne réagissent et n'interviennent pour baisser, mieux stopper, le bruit des machines à Saint-Brais.
24.08.2010
Nuisances
Aucune intervention de la part de l'ADEV malgré le fait que nous signalons l'intensité des nuisances subies. Les machines tournent à fond depuis dimanche soir. Réveils nocturnes pour toute la famille. Tension cardiaque, maux d'oreilles, de nuque, détresse, cauchemard. Chacun tente de retrouver le sommeil entre deux. Le matin, très grande fatigue, oreilles douloureuses et maux de tête.
Aucune réaction de la part des responsables. Ils continuent simplement à déclarer à tous ceux qui ont écrit par solidarité avec notre problème, qu'ils ont installé leur machine en parfaite légalité....
Dans certains pays on utilise la privation de sommeil comme moyen de torture.
08:46 Publié dans Maintenant | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.08.2010
Les actionnaires prioritaires
Depuis hier les éoliennes tournent à nouveau sans arrêt. L'ADEV répond à mon appel que ces éoliennes sont dans les normes légales. Leur soucis de rentabiliser les investissements de leurs actionnaires est prioritaire sur les symptômes développés dans ma famille. Ceci au moins est clairement dit.
Etat général: Maux de tête léger, comme enfermée dans un coussin. Pression à l'intérieur des oreilles, le long de la nuque. Abattement, hyper sensibilité, désoeuvrement. Stress intérieur.
16:05 Publié dans Pendant ce temps... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.08.2010
La communication
Ah! La communication! Tout un programme. Les vendeurs d'éoliennes industrielles ont été formé en communication, ça oui. Leur langage est fleuri, leur propos sont vagues, et pour cause: Ils savent exactement qu'ils ne vendent pas ce qu'ils disent, il faut donc trouver la parade. Leur truc c'est d'utiliser un langage qui ne dit rien, mais avec l'air de celui qui dit tout. Cela induit l'auditeur en erreur qui se dit que ce qu'il entend à l'air si évident, qu'il n'y a sans doute aucune question à poser, de toute évidence ces gens connaissent leur produit.
Dans la presse, les vendeurs d'éoliennes industrielles sont très virulents. Les anti-éoliens seraient des naïfs, affabulateurs, des pro-nucléaires, des sournois, de ceux qui n'y connaissent rien, de ceux qui n'ont rien compris à la gravité de la situation, aux prouesses techniques actuelles en matières d'éoliennes, des râleurs pour des questions d'ordre privé, des égoïstes, des propriétaires de résidenses secondaires qui défendent la vue de leurs terrasses, etc.
En séance de présentation, à Saint-Brais, on a vu tous leurs arguments disparaître derrière le rouge de leur colère, voir de leur honte. Aucun de leurs arguments ne tenaient la route. Leurs nouvelles machines ne font pas de bruit tentent-ils d'expliquer avec une abracadabrante histoire mécanique qui est immédiatemen démolie par un mécano dans la salle, qui se rappelait que lors de la présentation des premières éoliennes on leur avait servi exactement la théorie inverse pour expliquer pourquoi les leurs ne feraient pas de bruit! Coincés, plus un mot du côté des vendeurs. Idem avec leurs pseudo explications sur la portée du bruit, un ingénieur du son dans l'auditoire leur explique par A + B l'inexactitude de leur théorie. Rentabilité, voisinage, écologie, nécessité, responsabilité, chasse au nucléaire, ils ont tout essayé mais en face un auditoire averti leur clouait le bec avec des faits qui relativisaient toutes leurs théories. Fragile leur communication!
Fragile et pourtant dangereuse. Chaque fois que je suis confrontée à l'opinion de la rue, je tombe des nues. La majorité tient le discours des promoteurs. Pourquoi? Peut-être parce que la presse est dans leur camp. Je trouve sidérant qu'un journal présente comme un formidable événement l'arrivée d'éoliennes industrielles par la route par exemple. Ou clame en grand titre le nombre de ménages qui seront alimentée par ces turbines. Il y a un esprit tellement peu critique dans la plupart des journaux, qui n'abordent que très rarement dans les grands titres les problèmes liés aux matériaux utilisés pour la fabrication des éoliennes, les problèmes liés à leur transport, les photographies des chantiers de leur implantation, la publication des études sur l'impact des éoliennes industrielles sur la santé, le problème de la corruption légale qui les entoure, les problèmes liés à leur entrée sur le réseau électrique qui engendreront la construction de nouvelles infrastructures, etc. etc. Ces sujets-là sont dans le meilleur des cas traité en encart ou dans des revues spécialisées. Donc jamais lu par la majorité. Un copain croisé hier m'a dit: "Je suis content de te voir pour parler une fois de ces éoliennes. On se moque un peu de toi entre nous, on se demande ce que tu leur reproches. Mais moi je dis que si tu es aussi remontée, c'est qu'il y a quelque chose". La discussion s'engage. Me voici perplexe. Il sait la plupart des choses que je lui explique, c'est clair. Mais je constate qu'il n'a retenu finalement pour son opinion, que les grands titres...
10:02 Publié dans Avant | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18.08.2010
La loi
Encore un belle parade dans le dossier des éoliennes que la loi. Quelle loi? Les éoliennes ne sont entourées que de recommandations vagues qui profitent avant tout aux promoteurs et aux propriétaires qui signent des contrats de servitude. Les riverains qui voudraient s'opposer aux implantations ou aux nuisances des machines ont intérêt à avoir du temps à perdre, et de l'argent en poche. C'est à eux qu'incombent la lourde tâche de traîner devant la justice les promoteurs des projets et de prouver que la faible production d'énergie ne justifient pas de telles intrusions dans les campagnes et de telles conséquences sur l'humanité, les animaux et la nature. Le peu de protection qui existe, est balayée d'affirmations souvent fausses. Reninvest aurait déclaré que les éoliennes étaient bonnes pour les oiseaux... A Saint-Brais encore, la distance recommandée de 300 mètres (la distance la plus courte au monde!!!) des habitations n'est même pas respectée d'après un document dont le lien est sur ce blog et qui le prouve. Le bruit? On le mesure sur un an puis on fait une moyenne et on s'arrange pour qu'elle entre dans les normes. Et la fameuse loi de 1924 dont aurait bénéficiées les éoliennes du Plain, de quoi traite-t-elle? On aimerait bien le savoir.
18:00 Publié dans Pendant ce temps... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.08.2010
La Transparence


"Nous élaborons nos projets avec les citoyens en toute transparence"
La transparence dont se targuent les promoteurs dans le processus d'élaboration des projets en parfaite collaboration avec la population, comme ils disent, est d'une opacité exemplaire. Quelques exemples:
-Lorsque nous nous sommes intéressés au projet de Saint-Brais, la secrétaire communale qui suivait le projet de TRES près nous a affirmé: "On ne les verra pas du village, et on ne les entendra pas. Nous ne mettons pas en doute la bonne foi de cette personne, mais bel et bien celle des promoteurs. (Un commentaire sur ce blog m'a même appris que le modèle des éoliennes de Saint-Brais (Enercon E 82) était présenté comme le plus silencieux au monde!!!).
-La hauteur et le nombre d'éoliennes sur le site de Saint-Brais ont changé plusieurs fois en cours de projet ( L'article d'hier montre que le problème est le même ailleurs, les distances changent aussi). Les mesures d'impact n'ont pas suivies. La population n'a pas été correctement informée. Dans aucun pv d'assemblée on ne parle du bruit, de l'impact sur le paysage, des nuisances constatées ailleurs en Europe et dans le monde.
N'aurions-nous pas dû être informés des expériences vécues ailleurs pour prendre une décision en toute connaissance de cause?
-Le pâturage sur lequel les éoliennes du Plain ont été implantées ferait l'objet de protection dont il n'a jamais été question (pâturage sec)
-Un propriétaire d'une parcelle à bâtir m'a dit avoir consulté le projet des éoliennes à la mairie avant la construction de sa maison, et que ce dernier n'avait rien à voir avec la réalité à laquelle il était confrontée aujourd'hui.
-Et la transparence selon les protagonistes continue après l'installation des machines, puisqu'à Saint-Brais le dossier complet ne nous est toujours pas remis, après 6 mois de démarches et la signature de près de 40 personnes au village pour l'obtenir.
-Dans la marge de droite, sous "à-propos", voir l'article du journal Le Monde et prendre la mesure de la transparence avec laquelle on prétend traiter les habitants des campagnes pour la colonisation de leur terre. La photo ci-dessus est tirée de cet article édifiant.
19:10 Publié dans Avant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.08.2010
Eoliennes : « Ça fait un boucan de tous les diables »
Voici un article paru dans "Le Progrès". Il raconte une histoire que beaucoup commencent à connaître par coeur... Et pourtant les acteurs ne sont jamais les mêmes et les régions non plus. Je vais cette semaine faire le tour des arguments que l'on oppose souvent à notre lutte.
Aujourd'hui, la démocratie.
Les projets sont votés démocratiquement par les communes...
Peut-on parler de démocratie lorsqu'elle fonctionne par le biais d'une corruption légale? Les promoteurs versent de l'argent aussi bien aux communes qu'à des particuliers, arrosant suffisamment d'intérêts pour obtenir une majorité au moment du vote de la population. Chaque commune prise dans ce filet, que l'on pourrait qualifier de mafieux, se retrouve alors divisée en "clans" comme relevé une fois de plus dans le témoignage de Pierrette ci-dessous.
Les communes chosies sont en générale endettées, proies faciles. Composées d'une majorité de paysans propriétaires, proies faciles. Le village est principalement constitué de familles, ce qui garanti la loyauté des uns envers les autres. Chacun protège ses intérêts propres (autorités communales, propriétaires), ceux de son fils, père, frère, de son cousin, de sa belle-fille, etc.
Les autorités en plus peuvent faire pression en accumulant les ennuis divers à ceux qui s'opposent à leurs projets. Des situations tolérées jusqu'alors ne le sont plus. Beaucoup n'osent plus s'exprimer démocratiquement par soucis de représailles.
Vous avez le sentiment que ceci est exagéré? Les témoignages ne manquent pas. Encore faut-il avoir envie de les entendre. J'ai reçu sur ce blog au début de ma lutte, et je l'ai laissé une journée entière comme preuve, un message d'un courageux anonyme menaçant ma vie privée et mon emploi. Je sais donc de quoi je parle.
Aujourd'hui ce témoignage de Pierrette, demain, un autre.

Pierrette Nicolas: « Quand c'est le vent du Nord, ça fait un boucan de tous les diables. »
Les éoliennes n'ont décidémment pas le vent en poupe et leur implantation ne va pas sans déclencher des réactions.
Ainsi, ici sur le plateau du Mézenc (Haute-Loire), dans son exploitation perchée à 1 300 mètres d'altitude, près de l'étang des Barthes et ses forêts, au lieu-dit « La Ribette haute », Pierrette Nicolas ne décolère pas. Six ont été installées depuis deux ans, visibles de très loin. « Ce qui nous gêne le plus, c'est le bruit : ma mère, qui vit ici, ne peut plus dormir dans la chambre dont la fenêtre donne derrière, malgré le double vitrage », explique l'exploitante de 45 ans.
Quand on lui demande si elle adhère à une association de défense, elle sourit et répond : « Je ne suis pas dans une association. Je peux vous garantir qu'il vaut mieux aimer le pays et la nature, si on veut vivre ici. Les mois de neige y sont nombreux. »
Au départ, Pierrette Nicolas, qui n'élève pas moins de quatre-vingt-dix bêtes à viande, de race limousine, n'était pas formellement opposée aux éoliennes. « J'avais même accepté qu'on installe un mât de mesure sur mon terrain, puis on m'a assurée que les éoliennes seraient construites à un kilomètre au moins. Résultat : la plus proche est à 420 mètres, avec les nuisances que je vous dis. On dirait parfois comme un bombardement au-dessus de nos têtes, et en plus ce n'est vraiment pas visuel, mais c'est soi-disant écolo. »
Elle ne ménage guère plus les gens alentours : « Ils ne disent rien, ils sont moins concernés que moi et tous du même clan. » Avec leurs 120 mètres de hauteur (pâles comprises) les six éoliennes ne passent pas inaperçues sur le plateau, proche des Estables. « Et puis la perte immobilière est réelle. Je possède une parcelle constructible située à 300 mètres de l'éolienne, et je dois signer une décharge face aux nuisances possibles si je veux obtenir un permis de construire. » En ce qui concerne le tourisme, Pierrette Nicolas estime que « les gens viennent voir l'étang des Barthes, mais se fichent pas mal des éoliennes. » Tout n'est donc dans cette zone où, curieusement, on envisage d'enterrer les lignes électriques avec le gain des machines…
Histoire qu'on les voit moins dans le paysage ? « Les gens croyaient que ça allait leur apporter je ne sais quoi », rajoute la mère de Pierrette Nicolas, sortant juste de traire les chèvres dans l'étable.
Gérard Adier
http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/3628221/Eoliennes-Ca-fait-un-boucan-de-tous-les-diables.html
10:41 Publié dans Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.08.2010
Où sont nos tripes?
Les tranchées faites dans la nature pour l'arrivée des éoliennes, les camions qui les transportent, le bétonnage des sols, leur présence sonore, visuelle industrielle... Devant ces images et les explications diverses on comprend pourquoi on est si écorché devant ces éoliennes. L' analyse extrêmement dure de Arnaud Michon dans son livre "le sens du vent", aussi bien contre les éoliennes que les arguments des antis-éolien, a le mérite d'être lucide. Finalement des arguments il n'y en a pas mille si l'on veut être honnête et cohérent: Les éoliennes sont un leurre qui arrange la conscience des verts et celle des plus gros pollueurs de la planète qui se cachent derrière elles pour continuer à polluer en toute tranquillité. Hélas, l'homme a besoin d'arguments, alors il faut lui donner des chiffres, des preuves. Que des milliers de riverains racontent leur calvaire autour de ces éoliennes, quelle importance si les chiffres, eux, disent que la norme est respectée? Le coeur, les tripes, l' amour de la nature et le respect des autres ne sont pas des évidences. Sous prétexte de sauver la nature on n'hésite pas à la détruire.
Les tripes c'est ce que nous avons de plus juste et de plus précieux. Les arguments, c'est pour ceux qui les ont perdues et je ne suis pas sûre que nous réussirons à les leur rendre, mais nous réussirons à rassembler ceux qui en ont encore. A Saint-Brais, ce sont ces convictions dictées par nos tripes et notre coeur qui nous tiennent debout face l'incroyable entêtement des autorités communales et cantonales qui s'obstinent à nous refuser l'intégralité du dossier des éoliennes du village. Depuis le mois de mars nous affrontons un mur de silence et de mépris qui nous fait penser que ce dossier comporte des irrégularités criantes. Nous l'avons compulsé directement au service de l'aménagement du territoire avec une amie, nous avons effectivement constaté que des mesures d'impact avaient été faites uniquement pour la pose d'une éolienne. La deuxième semble ne pas avoir fait l'objet de nouvelles mesures pour obtenir le permis de construire. Nous aimerions bien en savoir plus là-dessus. Ils espèrent qu'en nous obligeant à prendre un avocat pour accéder au dossier ils nous feront reculer. C'est mal connaître le pouvoir du coeur, le moteur que sont les tripes. Et devant cette arrogance, le front des opposants grandi. Nous sommes de plus en plus entourés et soutenus.
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11.08.2010
Vert vert vert, c'est la couleur que j'aime...
Que de bonnes nouvelles en matière de création d'emplois du côté des énergies renouvelables. L'union européenne projette jusqu'à un million d'emplois dans ce secteur à l'horizon 2010. Les mesures incitatives des états, alléchantes on le sait, n'ont pas tardé à réveiller les pires pollueurs de la planète. D'une part pour en tirer de jolis revenus, mais encore pour s'acheter une étiquette verte qui leur fait défaut. Les constructeurs de centrales nucléaires General Electric et Siemens sont parmi les plus gros fabricants mondiaux d'éoliennes. BP, Total, j'en passe et des meilleurs, sont également dans la course. Ils développent tous à outrance une industrie polluante et sans état d'âme, puis montrent leur jolie patte verte pour récolter encore et toujours l'argent qu'ils vénèrent. Ils créent au passage quelques emplois qui donnent de l'eau au moulin des amateurs de renouvelables, qui se dépêchent d'oublier à qui ils payent le vent (et à quel prix). Au bout de la chaîne, une poignée de propriétaires terriens et quelques autorités communales brandissent sans complexe la bannière écologiste pour rassembler les foules derrière des projets industriels à outrance, en faisant croire qu'ils sont verts...Et ici l'on se fiche de savoir qu'en amont plus rien n'est vert. On fait tous semblant d'y croire. Enfin presque tous. Et ce million d'emplois générés par le développement du renouvelable, alimente une filière industrielle pareille que les autres. La création de postes de travail est toujours une bonne nouvelle, certes, mais lui donner une fausse couleur pour porter un faux message, c'est là que je ne suis pas d'accord.
Parlons des SIG, très présents sur les crêtes jurassiennes, ils répondent à la volonté populaire d'alimenter le canton en courant renouvelable. Pour ce faire ils prospectent les terres jurassiennes comme on a pu le voir dans l'émission Temps présent d'avril 2010 "Autant rapporte le vent". Comment se porte leur conscience au fait? Non contents de venir squatter des régions magnifiques avec leurs rêves et leurs hélices, ils ont 23% de la société EOS, donc ont droit à 23% de la production de ce groupe, maintenant intégré à Alpiq qui a des participations dans le nucléaire.
(http://www.alpiq.com/fr/projets/projets-de-centrales/projets-de-centrales-thermiques/thermal-power-plant-project.jsp)
Vous constaterez aussi que Alpiq a investi l'équivalent d'une centrale nucléaire de 1200MW dans les projets d'usines thermiques à gaz, donc générateurs de CO2 (mais pas chez nous, chez les autres). Je suggère un slogan pour la politique énergétique genevoise: Vert pour nous, pas pour tous!
P.S. L'Espagne vient de diminuer ses subventions à l'énergie éolienne de 35%. Gageons que les fabuleux emplois générés dans ce secteur passeront rapidement à la trappe et sans état d'âme une fois encore! L'Europe suivra sans doute. La France annonce déjà 1 milliard d'euros de manque à gagner dans les domaines de l'énergie, imputable semble-t-il au développement éolien et ses subventions.
15:24 Publié dans Pendant ce temps... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.08.2010
Coûts cachés de l'énergie éolienne
Lignes de transport HT, centrales stand-by, gestion du réseau
électrique
Dans la discussion concernant l’énergie éolienne, il y a des aspects secondaires qui apparaissent peu: celui de l'évacuation de l'énergie des sites éoliens vers les grandes villes consommatrices demandeuses de cette énergie ainsi que la régulation du réseau électrique pour compenser et régler cette énergie intermittente et fortement variable en des laps de temps très courts. Les promoteurs de l’éolien mettent souvent en exergue que l'on ferait moins de cas pour les nombreux pylônes haute tension que pour les éoliennes. Or, il ne faut pas oublier que l'électricité produite par les éoliennes doit être transportée vers les consommateurs acheteurs, souvent situés à de grandes distances.
La question n'est pas: éoliennes contre pylônes haute tension
mais: éoliennes avec plus de pylônes haute tension.
En effet, si la production d'une éolienne est faible (Mont Crosin 1200 heures pleine puissance) en regard de la puissance nominale des générateurs, c’est ce dernier paramètre qui conditionne la capacité des lignes de transport en haute et moyenne tension. Les lignes haute et moyenne tension destinées à évacuer l'électricité éolienne vers les villes consommatrices(éloignées) doivent être calculées en fonction de la puissance totale installée sur un champ d'éoliennes, soit le nombre d'éoliennes multiplié par leur puissance maximale (10 éoliennes 2MW = 20MW à évacuer). Cette puissance de pointe est de courte durée, selon toute probabilité moins de 1'000heures par année, soit moins de 6 semaines par année sur 52 semaines. L'investissement pour l'évacuation de l'électricité est donc très élevé en regard de la production d'énergie, les lignes MT et HT étant dimensionnées pour laisser passer des pointes de puissances de courte durée pour une quantité totale d’énergie transportée relativement faible. En effet, la puissance maximale à évacuer est équivalente à environ 7 à 9 foisla puissance annuelle moyenne, calculée en divisant la production d’électricité annuelle par les 8760 heures que contient une année. Sauf erreur, le coût de ces lignes ne sera pas à charge des promoteurs éoliens, mais des distributeurs d'électricité, donc sera mis à charge du consommateur à travers le prix du kWh consommé. Il s'agit là d'un subventionnement indirect supplémentaire un subventionnement caché. En toute clarté et honnêteté, il faudrait reporter les investissements nécessaires pour augmenter la capacité des lignes HT destinées à absorber la puissance de pointe des turbines sur l'investissement éolien, et non pas le répercuter sur le consommateur, ceci à son insu. En effet, cette surcapacité des lignes MT / HT n'est nécessaire que pour transporter la puissance des éoliennes et non pas pour alimenter les consommateurs locaux, car les régions concernées sont généralement peu densément peuplées et les pointes de consommation y restent relativement faibles.
Si l'on intègre ces coûts dans l’investissement des parcs éoliens, ceci va augmenter le prix de production du courant éolien au-delà des chiffres officiellement annoncés, et il serait bon de savoir de combien exactement. Ce qui peut expliquer, qu'avec les lignes existantes, calculées pour alimenter les régions concernées et non pour évacuer des pointes de courant élevées, il faille limiter la puissance des éoliennes, voire les déconnecter et ceci au moment où elles produisent le plus. Plus on examine dans le détail la problématique et les coûts de l’énergie éolienne, plus il apparaît que l’électricité éolienne est une mauvaise affaire, tant sur les plans énergétique (production minime en regard des besoins du pays) et financier (coûts élevés en subventions et imprévus à charge de la communauté) que par les problèmes de gestion du réseau électrique qu'elle va causer par son intermittence et imprévisibilité au fur et à mesure que les puissances des parcs éoliens vont augmenter. Aux rapides variations de charge selon les vents, il faut ajouter le besoin en centrales électriques(réserves de puissance en stand by) qui puissent être rapidement mises en service lorsque le vent baisse ou s’arrête. Ces centrales doivent pouvoir réagir en quelques minutes ou dizaines de minutes en cas de variation de la puissance du vent, donc des éoliennes, et ne peuvent en conséquence que fonctionner au gaz ou par accumulation hydro-électrique, technologies qui permettent une mise en service et une adaptation de puissance souple et rapide. Ces deux énergies de pointe sont par essence coûteuses et précieuses, et réservées en priorité, jusqu'à ce jour, pour couvrir les pointes de consommation, et non pour compenser les creux de production d'une énergie de basse qualité aux variations imprévisibles. Les coûts des ces centrales de réserve devraient doncêtre mis, au moins partiellement, à la charge des sites éoliens. En résumé, les éoliennes sont doublement subvention nées par les consommateurs: a) subvention visible: par la RPC (rétribution à prix coûtant) b) subvention cachée: par les coûts du renforcement des lignes de transport MT et HT et des capacités de production de réserve.
Vous constaterez ainsi que l'énergie éolienne pose des problèmes plus complexes et coûteux qu'il n'y paraît de premier abord, et que l'implantation de parcs éoliens exige une réflexion globale, complète et objective, environnementale et socio-économique d’une part (paysages, nuisances visuelles et sonores, impact économie locale, etc.) mais aussi technique (gestion des variations de charge du réseau électrique) et financière (surcoûts pour le transport et la régulation d'une énergie intermittente, centrales de réserve) Il serait donc temps de sortir d'un débat qui est actuellement essentiellement émotionnel et dogmatique pour entrer dans une discussion sérieuse où une pesée d'intérêts complète est prise en compte de manière professionnelle et objective.
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03.08.2010
Pannes?
Depuis l'installation des éoliennes du Mont-Crosin, les difficultés sont courantes sur le réseau électrique géré par les FMB. Il semble que de nombreuses pannes sont imputables à la surcharge électrique provoquée par ces nouvelles machines! Mais non mais non! Même pas! Ce sont les deux seules éoliennes de Saint-Brais qui posent des problèmes sur le réseau! Deux éoliennes suffisent à provoquer des surcharges sur le réseaux existant géré par les FMB. Ces dernières doivent alors être arrêtées. Deux éoliennes dans les Franches-Montagnes, régulièrement stoppée faute de capacité à gérer leur production lors de travaux sur les lignes! On croit rêver! Et dans peu de temps les nouvelles machines du Mont Crosin vont entrer en fonction. Nous allons voir venir très rapidement le temps de création et de renforcement du réseau électrique jurassien. Qui voudra alors de cette nouvelle source de nuisances? A Saint-Brais on nous promet déjà une sous-station électrique. Génial. Quand on sait que l'énergie éolienne produit 20% seulement de sa puissance maximale, ce qui revient à dire que 80% de la puissance installée est non utilisée, donc une surcapacité de 80%... Et lorsqu'elles tournent à plein rendement, on doit les stopper.
Bientôt les Franches ce sera: un pylône, une éolienne, un pylône, une éolienne, une sous-centrale électrique, une éolienne. Mais oui, le Jura rêvé du maire de Saint-Brais, n'a t'il pas déclaré: "Après avoir été pays de l'horlogerie, le Jura pourrait être le pays de l'électricité".
Et du no man's land...
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